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Économie - États-Unis

Le Congrès adopte un budget permettant l’exportation de pétrole et la réforme du FMI

Le Congrès américain a bouclé hier son année par le vote d'une grande loi qui, en plus de financer l'État fédéral, impose des visas à certains touristes et visiteurs étrangers, surtout européens (voir page 12), autorise les exportations de pétrole et approuve la réforme du FMI.
La Chambre des représentants puis le Sénat ont successivement adopté en quelques heures un compromis obtenu après de longues négociations entre la majorité républicaine et la minorité démocrate.
L'adoption de ce texte garantit le financement de l'administration fédérale jusqu'en septembre prochain et écarte ainsi la menace d'une fermeture provisoire des agences de l'État semblable à celle de 2013. La loi de finances répartit 1 149 milliards de dollars de dépenses fédérales jusqu'au 30 septembre 2016.
Le Congrès a aussi remis un peu d'ordre dans la maison fiscale en renouvelant ou rendant permanentes une cinquantaine de déductions fiscales pour les ménages et les entreprises, représentant plus de 680 milliards de dollars sur 10 ans. Les patrons se plaignent depuis des années d'un manque de visibilité fiscale car les élus ont pris la fâcheuse habitude de laisser expirer certaines déductions en en sauvant d'autres in extremis, parfois rétroactivement.

Surprise sur le FMI
La minorité démocrate a certes avalé quelques « pilules » : l'abrogation de l'interdiction d'exporter du pétrole américain, vieille de 40 ans, est la plus symbolique. Désormais, plus aucune restriction légale ne pèsera sur les exportations des quelque 9,2 millions de barils par jour produits par les États-Unis, ou des 490,7 millions de barils de brut commercial stockés dans le pays.
Réclamée avec vigueur par plusieurs élus républicains et les grands groupes pétroliers, critiquée par de nombreux démocrates et combattue en vain par des organisations écologistes, cette mesure pourrait, espèrent ses promoteurs, tout à la fois soulager les stocks surabondants, assurer un débouché à la production américaine et permettre une petite baisse du prix de l'essence à la pompe. L'embargo remonte au choc pétrolier de 1973-1975, lorsque les États-Unis voulaient se protéger d'une possible rupture des approvisionnements.
La réforme de la gouvernance du Fonds monétaire international (FMI), bloquée depuis trois ans par le veto de fait des républicains du Congrès, a été ajoutée à la surprise générale dans les négociations. Elle devrait être désormais actée, ce qui donnera aux grands pays émergents plus de poids au sein de l'institution. À l'heure actuelle, la Chine, deuxième puissance économique mondiale, dispose de moins de 4 % des droits de vote au FMI, à peine plus que l'Italie dont l'économie est pourtant cinq fois plus petite.
(Sources : agences)

Le Congrès américain a bouclé hier son année par le vote d'une grande loi qui, en plus de financer l'État fédéral, impose des visas à certains touristes et visiteurs étrangers, surtout européens (voir page 12), autorise les exportations de pétrole et approuve la réforme du FMI.La Chambre des représentants puis le Sénat ont successivement adopté en quelques heures un compromis obtenu après de longues négociations entre la majorité républicaine et la minorité démocrate.L'adoption de ce texte garantit le financement de l'administration fédérale jusqu'en septembre prochain et écarte ainsi la menace d'une fermeture provisoire des agences de l'État semblable à celle de 2013. La loi de finances répartit 1 149 milliards de dollars de dépenses fédérales jusqu'au 30 septembre 2016.Le Congrès a aussi remis un peu...
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