Le gouvernement grec de gauche a décidé hier d'ajourner le vote prévu la semaine prochaine d'un projet de loi sur des mesures sociales antipaupérisation, contre lequel les créanciers du pays avaient exprimé des « réserves », a indiqué une source gouvernementale.
Le projet de loi, discuté en commission depuis le début de la semaine, « n'est pas retiré » mais « son vote en plénière est ajourné », a affirmé cette source interrogée sur des informations des médias grecs faisant état d'un retrait du projet. « Il y a une discussion avec les créanciers, qui ont émis des réserves, il va falloir plus de temps », a-t-elle ajouté. « Peut-être faudra-t-il un meilleur chiffrage » des coûts induits par les mesures prévues, a-t-elle ajouté.
La conférence des présidents du Parlement doit se réunir le 7 janvier prochain pour décider d'une nouvelle date de discussion et de vote du projet, a indiqué l'agence de presse grecque Ana.
Selon les médias, le gouvernement a été contraint à ce recul alors que les directeurs du Trésor de la zone euro (Euro Working Group) discutaient hier du versement d'une nouvelle tranche de 1 milliard d'euros (1,08 milliard de dollars) des prêts internationaux consentis au pays par UE et FMI cet été.
Sous condition de finalisation de derniers points avec Athènes, l'argent « doit être déboursé, si tout va bien, avant Noël », a indiqué une source européenne. Mais le dépôt du projet de loi grec « a créé une irritation » au cours de cette réunion, a-t-elle ajouté.
(Source : AFP)
Économie - Grèce
Les créanciers obligent Athènes à ajourner ses mesures sociales
OLJ / le 18 décembre 2015 à 00h00


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