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Économie - Dieselgate

La tricherie de Volkswagen se dégonfle un peu

La marque est revenue sur ses aveux et a démenti, hier, toute manipulation des émissions de dioxyde de carbone sur des centaines de milliers de véhicules.

Malgré le dégonflement de cette tricherie au CO2, certains analystes estiment que ces flux d’informations contradictoires pourraient entacher l’image de Volkswagen. Fabian Bimmer/Reuters

Finalement, Volkswagen (VW) n'a pas menti sur le niveau d'émission de CO2 de 800 000 voitures, contrairement à ses affirmations début novembre, une volte-face qui lui enlève une grosse épine du pneu alors qu'elle reste empêtrée dans le scandale des moteurs truqués.
« Après des contrôles internes et mesures complètes (...), le soupçon de manipulation illégale des données (...) ne s'est pas vérifié », a indiqué le groupe aux douze marques dans un communiqué.
Déjà embourbé depuis septembre dans un vaste scandale pour avoir truqué les moteurs de onze millions de voitures pour fausser les tests antipollution, VW avait fait début novembre une autre révélation choc : à la faveur d'une enquête interne, le groupe avait découvert que des voitures émettaient en réalité plus de dioxyde de carbone CO2, le gaz le plus montré du doigt dans le réchauffement climatique, qu'indiqué sur leur fiche technique. À l'époque, le constructeur avait précisé que cela pouvait concerner quelque 800 000 véhicules, y compris des voitures essence, et qu'il lui en coûterait de l'ordre de deux milliards d'euros (2,2 milliards de dollars). Ces charges n'ont désormais plus lieu d'être, indique VW, qui n'exclut toutefois pas un éventuel « impact économique mineur ».

« Bonne nouvelle »
Par ricochet, un soupçon de fraude fiscale, qui faisait l'objet d'une enquête de la justice allemande parce que le prix de la vignette automobile est lié au niveau d'émission de CO2 de la voiture, devrait s'évaporer aussi. Les derniers contrôles réalisés ont quand même trouvé « de légères déviations de mesure sur seulement neuf modèles de la marque VW », représentant un petit 0,5 % de la production annuelle de celle-ci, poursuit le groupe. Ces modèles vont être réexaminés par un service technique indépendant pour vérifier s'ils présentent ou pas une variation « de quelques grammes de CO2 en moyenne » (émis par kilomètre) par rapport à ce qui est inscrit dans leurs fiches techniques. Les marques Audi, Skoda et Seat vont avoir recours à une procédure similaire sur certains modèles.
Le dégonflement de cette tricherie au CO2 a donné des ailes à l'action VW à Francfort. Elle s'est envolée de 6,17 % hier, et a ainsi repris la moitié des 40 % perdus en quelques jours en septembre.
Michael Punzet, analyste chez DZ Bank, a parlé hier d'une « bonne nouvelle » sur le CO2. Tout de même, ces flux d'informations contradictoires « pourraient peser négativement sur l'image de VW », juge-t-il.

L'autre scandale persiste
L'analyste souligne aussi que « cela n'a aucun lien avec le problème de la tricherie sur les émissions polluantes » d'oxyde d'azote (NOx). Dénoncé par les autorités américaines, VW a admis en septembre avoir équipé onze millions de véhicules, surtout en Europe, d'un logiciel pouvant fausser la mesure du NOx. La facture cumulée de la remise aux normes des véhicules, avec un gigantesque rappel organisé à partir de janvier, du dédommagement décidé pour les Américains concernés et des multiples procès et amendes auxquels le groupe risque d'être confronté n'est pas encore connue. VW a déjà provisionné 6,5 milliards d'euros (7,16 milliards de dollars) pour y faire face, ce qui a fait tomber ses résultats dans le rouge au trimestre dernier, pour la première fois depuis quinze ans.
Si le dégonflement de la tricherie sur le CO2, « affaire dans l'affaire », devrait apporter un petit répit au nouveau patron de VW, Matthias Müller, c'est essentiellement sur le scandale des moteurs truqués qu'il devrait être interrogé aujourd'hui, lors d'une conférence de presse à Wolfsburg (Nord).

(Source : AFP)

Finalement, Volkswagen (VW) n'a pas menti sur le niveau d'émission de CO2 de 800 000 voitures, contrairement à ses affirmations début novembre, une volte-face qui lui enlève une grosse épine du pneu alors qu'elle reste empêtrée dans le scandale des moteurs truqués.« Après des contrôles internes et mesures complètes (...), le soupçon de manipulation illégale des données (...) ne s'est pas vérifié », a indiqué le groupe aux douze marques dans un communiqué.Déjà embourbé depuis septembre dans un vaste scandale pour avoir truqué les moteurs de onze millions de voitures pour fausser les tests antipollution, VW avait fait début novembre une autre révélation choc : à la faveur d'une enquête interne, le groupe avait découvert que des voitures émettaient en réalité plus de dioxyde de carbone CO2, le gaz le...
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