Rechercher
Rechercher

Santé - Épidémie

La séropositivité, un état chronique parfaitement gérable

Les avancées thérapeutiques réalisées depuis l'identification du VIH il y a plus de trente ans ont permis de mieux contrôler la maladie et d'améliorer la survie et la qualité de vie du patient. Le risque de transmission est également diminué.

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, des élèves indiens ont formé un ruban rouge, symbole de la lutte contre l’épidémie, lors d’une campagne de prévention à travers le pays. Narinder Nanu/AFP

L'époque où le virus d'immunodéficience humaine (VIH), responsable de la maladie du sida, était synonyme de mort est bien révolue. Les efforts déployés depuis la découverte du virus en 1981 pour contrôler la maladie ont porté leurs fruits. Aujourd'hui, la séropositivité est un état chronique tout à fait contrôlable, au même titre que le diabète, l'hypertension ou l'hypercholestérolémie. Et le débat qui se pose depuis quelques années ne concerne plus la survie du patient uniquement, mais les mesures à adopter pour atteindre l' « Objectif Zéro », c'est-à-dire « Zéro nouvelle infection au VIH. Zéro discrimination. Zéro décès dû au sida ». C'est sous thème qu'est d'ailleurs placée, pour la quatrième année consécutive, la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre.

« La nouvelle génération des traitements est moins toxique et aussi efficace que les anciens médicaments, explique le Dr Jacques Mokhbat, spécialiste en maladies infectieuses. Les nouvelles thérapeutiques sont aussi moins contraignantes avec une demi-vie plus longue, c'est-à-dire qu'elles persistent plus longtemps dans le sang. Ce qui n'était pas le cas des anciennes trithérapies qui devaient être prises à des heures bien précises, au risque de faire échouer le traitement. Désormais, le patient peut organiser sa prise de médicaments selon son mode de vie et non suivant la demi-vie du remède. »

Ces avancées ont permis aux spécialistes de mieux contrôler la maladie. « Aujourd'hui, une personne vivant avec le VIH et adhérente au traitement a une espérance et une qualité de vie similaire, sinon meilleure qu'une personne saine de son âge, d'autant qu'elle est mieux suivie médicalement, poursuit le Dr Mokhbat. Aussi, elle n'est plus virtuellement contagieuse, parce que le virus n'est plus détectable dans son sang. D'un point de vue de santé publique donc, le traitement est aussi bénéfique pour le patient que pour la communauté, puisqu'il diminue les risques de transmission. D'où les recommandations internationales d'initier le traitement dès que le diagnostic de la séropositivité est posé. »

 

(Pour mémoire : Le sida n'est plus mortel, il est parfaitement contrôlable)

Le préservatif, élément de base de la prévention
La vigilance est toutefois de mise. Bien que le traitement du partenaire séropositif, s'il est bien suivi, soit capable de prévenir la transmission du virus au partenaire séronégatif, puisqu'il entraîne une inhibition totale de la réplication virale, les instances internationales insistent sur l'importance d'y associer les autres techniques de prévention. « L'usage du préservatif reste l'élément de base de toute technique de prévention, insiste le Dr Mokhbat. La circoncision masculine peut réduire la transmission du virus de 40 à 60 %. En ce qui concerne la prophylaxie pré-exposition (PrEP), elle protège jusqu'à 80 %. » La PrEP est un traitement préventif qui consiste à administrer au partenaire séronégatif un médicament anti-VIH avant la relation sexuelle. « Ce traitement peut se faire à titre continu, en cas de relations sexuelles régulières, note le Dr Mokhbat. C'est l'équivalent d'un traitement continu d'un individu séronégatif. Il peut toutefois poser un problème de toxicité et de résistance. »

Le traitement préventif peut également être pris occasionnellement. « Dans ce cas, il est conditionné par la relation sexuelle, souligne le Dr Mokhbat. Une dose est prise avant l'acte sexuel. Deux autres doses doivent être prises à vingt-quatre et à quarante-huit heures plus tard. Mais il faut être conscient du fait que la protection assurée par ce traitement est partielle. De plus, comme tout médicament, il présente un risque de toxicité. Il est impératif donc de le prendre sous supervision médicale. Ce traitement n'est toutefois valable que si la personne est séronégative, parce qu'à ce moment, les médicaments diffèrent. Dans la PrEP, on a recours à une bithérapie, alors que les personnes séropositives suivent une trithérapie. »
Quid d'une exposition accidentelle au virus, en cas de fuite ou de rupture du préservatif, à titre d'exemple, ou encore de blessure avec un objet contaminé ou de partage du matériel d'injection de drogues ? « On fait suivre à cette personne un traitement post-exposition (TPE), appelé également prophylaxie post-exposition. Il consiste à lui donner une trithérapie pour une durée d'un mois, afin d'empêcher la réplication du virus. Mais ce traitement doit être entamé le plus tôt possible après l'exposition, dans un délai maximal de soixante-douze heures. »


(Pour mémoire : L'OMS conseille aux homosexuels à risque de suivre un traitement préventif contre le sida)

 

Gare au chaos...
Ces avancées thérapeutiques constituent toutefois une lame à double tranchant. Elles ont tellement changé l'image de la maladie que les spécialistes redoutent que les jeunes, avec l'insouciance qui caractérise cet âge, se laissent aller, abandonnant toute autre technique de prévention et de protection. « En tant que spécialistes, nous transmettons la réalité scientifique, souligne le Dr Mokhbat. Or cette réalité n'est vraie que si on adopte et qu'on s'adapte à la technique de traitement. La communauté médicale craint que ces médicaments, lorsqu'ils seront accessibles au public, ne soient utilisés d'une manière chaotique. Cela entraînera une résistance du virus similaire à la résistance antimicrobienne due à la mauvaise utilisation et à l'utilisation excessive des antibiotiques. »
Les relations sexuelles non protégées restent le principal mode de transmission du VIH. Au Liban, en 2014, plus de 68 % des cas VIH et de sida enregistrés ont été transmis par mode sexuel, selon le Programme national de lutte contre le sida (PNLS). La majorité des cas continuent également à être enregistrés parmi les personnes âgées entre 25 et 35 ans, selon le PNLS qui annoncera les chiffres de 2015 au cours d'une conférence de presse qui sera tenue aujourd'hui à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Au Liban, l'épidémie de VIH est dans une phase « stationnaire », note le Dr Mokhbat, soulignant que le nombre de nouveaux cas rapportés chaque année est relativement stable, aux alentours de 100. « D'un point de vue thérapeutique, la prise en charge est excellente, signale-t-il. Une compagnie d'assurances a même décidé de ne plus exclure les personnes qui bénéficient de sa couverture, au cas où elles sont détectées séropositives. C'est l'aspect social de l'épidémie qui reste à déplorer. Malheureusement, les personnes vivant avec le VIH continuent à subir la discrimination et la stigmatisation. Le défi à relever est celui de trouver les moyens susceptibles de préserver la dignité de ces personnes. Un effort dans ce sens est en train d'être déployé dans les pays du Golfe. »

 

Pour mémoire
Perspectives encourageantes pour la lutte contre le sida

Ban : Le monde bien parti pour une « génération sans sida »

Femmes atteintes du sida en Algérie : la double peine

L'époque où le virus d'immunodéficience humaine (VIH), responsable de la maladie du sida, était synonyme de mort est bien révolue. Les efforts déployés depuis la découverte du virus en 1981 pour contrôler la maladie ont porté leurs fruits. Aujourd'hui, la séropositivité est un état chronique tout à fait contrôlable, au même titre que le diabète, l'hypertension ou...
commentaires (2)

QUANT EN 1885 LE JEUNE BERGER JEAN BAPTISTE JUPILLE A ETE MORDU PAR CHIEN ENRAGE , PASTEUR NE S’EST PAS DEMANDE SI LE JEUNE HOMME AURAIT DU PREVENTIVEMENET PORTER DES PANTALONS EN CAIOUTCHOUC RENFORCE EMPECHANT LE VIRUS DE LA RAGE DE PENETRER DANS SON CORPS. IL A TUE LE VIRUS DE LA RAGE QUI AVAIT ENVAHI LE CORPS DU JEUNE HOMME QU’IL A GUERI PAR LA VACCINOTHERAPIE. BIEN ENTENDU CETTE METHODE SIGNIFIERAIT LA FIN DU BUSINESS DES VIRUS ET DES PATIENTS CHRONIQUES, DES PRESERVATIFS, DES TESTS ET AUTRES COCKTAILS MEDICAMENTS QUI FONT LA JOIE ET LA FORTUNE DE LA GRANDE IBNDUSTRIE PHARMACEUTIQUE.. POUR FAIRE SAUTILLER QUELQUES CLOWNS EN SCAPHANDRE SUR LA LUNE OU FAIRE MARCHER UN ROBOT GROTESQUE SUR LA PLANETE MARS L’OCCIDENT A GASPILLE DES CENTAINES DE MILLIARDS DE DOLLARS. MAIS QUANT IL S’AGIT DE TROUVER DES CURES,PAR DES RECHERCHES BIEN ORIENTEES ET DES VACCINS THERAPEUTIQUES D’INDIVIDUS ,CE MEME OCCIDENT MERCANTILE SE TROUVE SOUDAINEMENET DEMUNI DE RESSOURCES FINANCIERES.LA REPONSE :IL NE FAUT PAS LE SIDEEN OU L’EBOLIQUE GUERISSE. IL NE FAUT PAS QU’IL CREVE.IL FAUT QU’IL RESTE CHRONIQUEMENET DEPENDANT DES MEDICAMENETS COMME LES DIABETIQUES. EN FAIT QU’IMPORTE LA SOUFFRANCE ET LA DETRESSE DES GENS, POURVU QUE LE CAPITAL DURE ET ENGRAISSE.

Henrik Yowakim

15 h 52, le 01 décembre 2015

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • QUANT EN 1885 LE JEUNE BERGER JEAN BAPTISTE JUPILLE A ETE MORDU PAR CHIEN ENRAGE , PASTEUR NE S’EST PAS DEMANDE SI LE JEUNE HOMME AURAIT DU PREVENTIVEMENET PORTER DES PANTALONS EN CAIOUTCHOUC RENFORCE EMPECHANT LE VIRUS DE LA RAGE DE PENETRER DANS SON CORPS. IL A TUE LE VIRUS DE LA RAGE QUI AVAIT ENVAHI LE CORPS DU JEUNE HOMME QU’IL A GUERI PAR LA VACCINOTHERAPIE. BIEN ENTENDU CETTE METHODE SIGNIFIERAIT LA FIN DU BUSINESS DES VIRUS ET DES PATIENTS CHRONIQUES, DES PRESERVATIFS, DES TESTS ET AUTRES COCKTAILS MEDICAMENTS QUI FONT LA JOIE ET LA FORTUNE DE LA GRANDE IBNDUSTRIE PHARMACEUTIQUE.. POUR FAIRE SAUTILLER QUELQUES CLOWNS EN SCAPHANDRE SUR LA LUNE OU FAIRE MARCHER UN ROBOT GROTESQUE SUR LA PLANETE MARS L’OCCIDENT A GASPILLE DES CENTAINES DE MILLIARDS DE DOLLARS. MAIS QUANT IL S’AGIT DE TROUVER DES CURES,PAR DES RECHERCHES BIEN ORIENTEES ET DES VACCINS THERAPEUTIQUES D’INDIVIDUS ,CE MEME OCCIDENT MERCANTILE SE TROUVE SOUDAINEMENET DEMUNI DE RESSOURCES FINANCIERES.LA REPONSE :IL NE FAUT PAS LE SIDEEN OU L’EBOLIQUE GUERISSE. IL NE FAUT PAS QU’IL CREVE.IL FAUT QU’IL RESTE CHRONIQUEMENET DEPENDANT DES MEDICAMENETS COMME LES DIABETIQUES. EN FAIT QU’IMPORTE LA SOUFFRANCE ET LA DETRESSE DES GENS, POURVU QUE LE CAPITAL DURE ET ENGRAISSE.

    Henrik Yowakim

    15 h 52, le 01 décembre 2015

  • EN 1986 IL Y AVAIT QUELQUES RARES CAS DE SIDA.GRACE AUX METHODES « PREVENTIVES » IL Y A AUJOURD’HUI DANS LE MONDE PLUS DE CINQUANTES MILLIONS DE PERSONNES ATTEINTES DU SIDA. EN TANT SPECIALISTES DE L’INFORMATION ,IL FAUDRAIT QUE LES JOURNALISTES DEMASQUENT LE BUSINESS BILLIONIQUE DE LA « CHRONICISATION » DU SIDA :EN L’OCCURRENCE LE MARCHE DES « PRESERVATIFS », LES « TESTS » ABSOLUMENT INUTILES,LES COCKTAILS DE MEDICAMENTS DONT LES EFFETS SECONDAIRES SONT PIRES QUE LES BIENFAITS.TOUT COMME D’AILLEURS LA RADIOTHERAPIE ET SURTOUT LA CHIMIOTHERAPIE QUI TUENT LES CANCEREUX PLUS SUREMENT QUE LE CANCER DONT ILS SONT ATTEINTS. CONTRE ET/OU AU DELA DE LA MEDECINE PREVENTIVE/PRESERVATIONNISTE ,IL FAUDRAIT DEMANDER LA REORIENTATION DE LA RECHERCHE MEDICALE VERS LA MISE EN OEUVRE DE VACCINS « THERAPEUTIQUES » SEULS CAPABLES D’ERADIQUER CES PATHOLOGIES.

    Henrik Yowakim

    02 h 49, le 01 décembre 2015

Retour en haut