Des députés tunisiens ont vivement critiqué les mesures d’urgence prises par le gouvernement pour contrer le terrorisme, les qualifiant de « superficielles ». Fethi Belaïd / AFP
Les appels à une stratégie globale contre le terrorisme se sont multipliés hier en Tunisie, après l'attentat-suicide mardi en plein cœur de Tunis contre la garde présidentielle, dont 12 membres ont été tués. Le kamikaze a été identifié hier comme un vendeur ambulant, Houssam Abdelli, habitant Daouar Hicher, un quartier populaire de la banlieue de Tunis. Il s'agit du troisième attentat d'envergure revendiqué cette année en Tunisie par le groupe État islamique (EI), qui a fait de ce pays l'une de ses principales cibles. Au total, 60 personnes ont été tuées en mars au musée du Bardo à Tunis et en juin dans un hôtel près de Sousse.
Dans la foulée de l'attaque de mardi, les autorités ont annoncé une série de mesures : activation « rapide » de la loi antiterroriste (pourtant déjà adoptée en juillet), rétablissement de l'état d'urgence dans tout le pays, couvre-feu nocturne dans le Grand Tunis et fermeture pour 15 jours de la frontière poreuse avec la Libye.
Unanimes, partis politiques et société civile ont exhorté à « l'union nationale » et souligné la nécessité de « se ranger derrière les forces de l'ordre ». Mais les critiques et appels à une stratégie globale contre le terrorisme se sont également multipliés. « Notre peuple attend davantage », a lancé l'élu de gauche Ahmad Seddik au Parlement, en présence du Premier ministre. Plusieurs autres députés, comme Abdellatif Mekki du parti islamiste Ennahda, la deuxième force politique, ont réclamé la tenue d'un congrès national sur la lutte antiterroriste, maintes fois évoqué mais jamais organisé.
Pour l'expert indépendant Sélim Kharrat, les mesures sont des « décisions superficielles prises pour rassurer une opinion publique apeurée, qui dénotent d'un manque de vision » et ont un air de « déjà-vu ». « Quelle est la stratégie de fond ? Quid de la réforme des appareils sécuritaires ? Que prévoyez-vous de faire pour l'éducation et contre le chômage ? Il n'y a pas de réponse », déplore-t-il. Hamza Meddeb, chercheur non résident au Carnegie Center, évoque un « paradoxe » tunisien. Alors que plusieurs dizaines de policiers et de militaires ainsi que des touristes, et désormais des civils, ont été tués depuis 2011, « une vraie stratégie nationale concertée contre le terrorisme, qui mobilise l'État, la société civile et les partis n'existe pas », dit-il.
Face aux critiques, le chef du gouvernement Habib Essid a défendu les mesures prises et assuré qu'un plan pour l'emploi des jeunes dans les régions jouxtant les montagnes – où sont retranchés les jihadistes et où chômage et misère sont prégnants – serait mis en œuvre « à partir de la semaine prochaine ». Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs annoncé hier avoir arrêté 30 personnes suspectées d'appartenir à des organisations terroristes, venant s'ajouter aux 26 interpellées la veille.
(Source : AFP)


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POUR QUE L'ENTENDEMENT ( LA CONNIVENCE )... NON SEULEMENT CONTRE DAESCH... MARCHE COMME CONVENU À GENÈVE... PUIS RÉPUDIÉ PAR LES AYATOLLAHS ET L'OURS CRAIGNANT LA RÉOUVERTURE PAR CES DERNIERS DU PROBLÈME DES TCHETCHENES... IL Y MANQUE LES GARANTIES SUR LES DÉPARTS ET SUR LES APRÈS... POUR DÉROGER À L'ENTENDEMENT IL FAUT AVOIR DES C... DE MASTODONTE... BIEN PESANTES... CHOSE QUI MANQUE À L'OURS QUI PEUT À PEINE FAIRE P.P... ET... RIRONT TOUJOURS BIEN ET FORT QUI RIRONT LES DERNIERS...
13 h 46, le 27 novembre 2015