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Campus - Iesav

Master class avec le réalisateur Jacques Kébadian

L'Institut d'études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques de l'Université Saint-Joseph a organisé, le 10 novembre sur son campus, une rencontre avec le réalisateur de documentaires français d'origine arménienne.

Jacques Kébadian à l’Iesav.

Dans le cadre du Festival international du film de résistance culturelle, qui s'est déroulé à Beyrouth du 12 au 16 novembre, le réalisateur de documentaires français d'origine arménienne a rencontré des étudiants de l'Iesav pour leur parler de sa carrière et de sa riche filmographie. Pendant trois heures, le public a pu découvrir son parcours et ses œuvres majeures à travers la projection d'extraits de cinq de ses films : Trotski, Histoire d'une sculpture, Buvards, Sans retour possible et Apsaras.
Le réalisateur a commenté chacun de ces extraits et a expliqué aux étudiants les différentes techniques utilisées d'un film à l'autre. Ainsi, avec Trotski, le public a pu découvrir qu'il est possible de réaliser un documentaire-fiction tissé à partir de reportages, collages, photos, discours politiques, extraits de films de fiction et d'actualité. Et, avec le court-métrage Buvards, il a pu voir comment raconter une histoire à l'aide de peintures filmées. En parlant d'Histoire d'une sculpture, film qui retrace la genèse, la création et la fonte en bronze d'une sculpture monumentale de l'artiste Ipousteguy, et d'Apsaras, documentaire qui suit un groupe de danseurs traditionnels cambodgiens, le réalisateur a confié : « Mon désir de faire des films naît à partir de mes rencontres avec certaines personnes et avec des œuvres d'art qui m'ont marqué. »
Jacques Kébadian a évoqué les différents métiers du cinéma en parlant de sa carrière d'assistant réalisateur, notamment auprès de Robert Bresson de 1965 à 1969, de ses collaborations avec d'autres réalisateurs, de son travail de monteur et de directeur de la photographie, et de son engagement pour la création des États généraux du cinéma en mai 68.
À partir des années 80, celui qui a été l'un des fondateurs de l'Association audiovisuelle arménienne, dont l'objectif est de diffuser les films des cinéastes arméniens, ressent le besoin de placer ses origines au centre de ses films. Sans retour possible, réalisé avec Serge Avédikian en 1983, sera le premier film sur le génocide arménien à être diffusé à la télévision. «Depuis, raconte Jacques Kébadian, j'ai voulu continuer à filmer des personnes réelles avant qu'elles ne disparaissent, à parler de l'exil, du déracinement et réaliser des documentaires historiques.» Ces thématiques ne cesseront de revenir dans ses œuvres suivantes et, parmi elles Les Cinq sœurs, Mémoire arménienne, Vingt ans après, La fragile Armada et Dis-moi pourquoi tu danses qui remportent un grand succès auprès des
spectateurs.
Jacques Kébadian a également évoqué les problèmes auxquels sont souvent confrontés les réalisateurs de documentaires. Il a fait allusion à la censure à laquelle il a dû faire face au début de sa carrière en précisant qu'il ne faudrait pas qu'un réalisateur cherche à s'autocensurer quand il traite d'une thématique qui pourrait susciter une polémique. «Je pense, poursuit-il, qu'il faut adorer son sujet pour pouvoir réussir à monter son projet.» Et il a ajouté, à l'intention des jeunes, que le progrès technique permet aujourd'hui de filmer et monter quelque chose d'intéressant avec peu de moyens. À la fin de la rencontre, il a tenu à donner un conseil aux étudiants qui souhaitent se lancer dans la réalisation documentaire : «Il faut sentir que vous aimez filmer les gens, que vous soyez sensibles aux paroles, aux gestes, aux visages. La passion et le travail vous permettront de surmonter les différents obstacles auxquels vous allez devoir faire face.»

Dans le cadre du Festival international du film de résistance culturelle, qui s'est déroulé à Beyrouth du 12 au 16 novembre, le réalisateur de documentaires français d'origine arménienne a rencontré des étudiants de l'Iesav pour leur parler de sa carrière et de sa riche filmographie. Pendant trois heures, le public a pu découvrir son parcours et ses œuvres majeures à travers la projection d'extraits de cinq de ses films : Trotski, Histoire d'une sculpture, Buvards, Sans retour possible et Apsaras.Le réalisateur a commenté chacun de ces extraits et a expliqué aux étudiants les différentes techniques utilisées d'un film à l'autre. Ainsi, avec Trotski, le public a pu découvrir qu'il est possible de réaliser un documentaire-fiction tissé à partir de reportages, collages, photos, discours politiques, extraits de films...
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