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Moyen Orient et Monde - Syrie

Intenses raids aériens russes à Deir ez-Zor

Moscou tire à nouveau des missiles de croisière depuis la mer Caspienne ; grandes manœuvres diplomatiques au sommet la semaine prochaine.

La Russie a bombardé, hier, des positions en Syrie à l’aide de missiles de croisière tirés depuis des navires en mer Caspienne. Ainsi, 18 missiles ont été tirés sur 7 cibles dans les provinces de Raqqa, d’Idleb et d’Alep. Ministère russe de la Défense/AFP

La Russie a de nouveau bombardé hier des positions en Syrie à l'aide de missiles de croisière tirés depuis des navires en mer Caspienne, a annoncé Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense. « Le 20 novembre, les navires de la flottille de la Caspienne ont tiré 18 missiles de croisière sur 7 cibles dans les provinces de Raqqa, d'Idleb et d'Alep. Toutes les cibles ont été détruites », a ainsi indiqué M. Choïgou, lors d'une réunion avec le président Vladimir Poutine. C'est la deuxième fois que des missiles de croisière tirés depuis la mer Caspienne sont utilisés par la Russie, dont l'intervention militaire en Syrie a débuté le 30 septembre.
Selon le ministre, 29 bombardiers stratégiques ont également décollé d'aérodromes en Russie pour frapper des positions de l'organisation État islamique (EI) en Syrie. L'aviation russe a commencé à utiliser ces avions à long rayon d'action le 17 novembre dans le cadre de l'intensification de ses bombardements. « Les groupes armés subissent des pertes considérables. Rien qu'avec un tir de missile de croisière sur une seule cible dans la province de Deir ez-Zor, plus de 600 combattants ont été tués », a assuré M. Choïgou, sans donner davantage de détails. Il a également indiqué avoir doublé ces derniers jours le nombre d'avions russes stationnés en Syrie, dont le nombre s'élève actuellement à 69 appareils.
De son côté, M. Poutine a salué la campagne militaire en Syrie, tout en jugeant qu'elle était « toujours insuffisante » pour éliminer les groupes jihadistes du pays, et qu'un « grand travail » était encore nécessaire pour y parvenir.

Plus de 1 300 morts
Pour sa part, faisant état d'une intensité de frappes inédite, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a indiqué qu'une cinquantaine de raids aériens ont visé hier la province de Deir ez-Zor. Ces raids, « vraisemblablement russes », ont fait au moins huit morts et quelque 50 blessés, d'après l'OSDH. En outre, a ajouté cette ONG, plus de 1 300 personnes – dont les deux tiers sont des combattants – ont été tuées depuis le début des frappes russes. Le bilan des victimes a ainsi doublé en comparaison de celui donné il y a trois semaines par l'OSDH. Selon son décompte, 381 combattants du Front al-Nosra et d'autres forces rebelles, ainsi que 547 membres de l'EI ont péri. De même, 403 civils ont trouvé la mort, dont 97 enfants.
La province de Deir ez-Zor est en grande partie entre les mains de l'EI. L'autre partie est contrôlée par le régime de Damas, qui tente depuis un an de s'emparer de l'aéroport et de la totalité de la capitale qui porte le même nom. Hier, des membres de l'EI ont réussi à pénétrer dans l'aéroport, alors que des combats faisaient rage à l'extérieur, a encore indiqué l'OSDH, faisant état d'au moins 30 morts, dont 22 jihadistes.
D'autre part, après des frappes de l'aviation russe près de sa frontière, la Turquie a convoqué hier l'ambassadeur de Russie à Ankara, Andreï Karlov, et l'a mis en garde contre les « sérieuses conséquences » de ces opérations.

Poutine à Téhéran
Parallèlement à la situation sur le terrain, la diplomatie internationale s'est remise en branle autour de la Syrie, avec pour mot d'ordre commun et priorité absolue la lutte contre le terrorisme, mais les intérêts des protagonistes dans ce conflit inextricable restent encore très éloignés, et les perspectives d'avancées fragiles. Entre Vladimir Poutine lundi à Téhéran et le président français François Hollande à Washington, puis à Moscou mardi et jeudi, les grandes manœuvres diplomatiques se joueront au sommet la semaine prochaine. L'Iran, désormais impliqué dans les discussions internationales sur la résolution du conflit, est peut-être susceptible de changer la donne, selon certains experts.
« L'idée, c'est d'utiliser la situation actuelle pour augmenter la pression militaire sur Daech (acronyme arabe de l'EI) avec une meilleure coordination », indique une source diplomatique. En se défendant de tout cynisme, elle constate que les attentats donnent à la France « une voix plus forte » et « un levier supplémentaire pour dire : "Voilà ce qu'on demande maintenant sur le terrain"  ».
(Source : AFP)

La Russie a de nouveau bombardé hier des positions en Syrie à l'aide de missiles de croisière tirés depuis des navires en mer Caspienne, a annoncé Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense. « Le 20 novembre, les navires de la flottille de la Caspienne ont tiré 18 missiles de croisière sur 7 cibles dans les provinces de Raqqa, d'Idleb et d'Alep. Toutes les cibles ont été détruites », a ainsi indiqué M. Choïgou, lors d'une réunion avec le président Vladimir Poutine. C'est la deuxième fois que des missiles de croisière tirés depuis la mer Caspienne sont utilisés par la Russie, dont l'intervention militaire en Syrie a débuté le 30 septembre.Selon le ministre, 29 bombardiers stratégiques ont également décollé d'aérodromes en Russie pour frapper des positions de l'organisation État islamique (EI) en...
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