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Économie - Grèce

Réfractaire aux mesures de rigueur, un député de Syriza démissionne

Le vote prévu hier soir de nouvelles mesures de rigueur par le Parlement grec a provoqué la démission d'un député de Syriza, marquant une première dissidence au sein du parti de gauche radicale depuis sa reconduction au pouvoir il y a deux mois.
Le Premier ministre et dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, a demandé hier matin la démission de Gabriel Sakellaridis, porte-parole du premier gouvernement Syriza entre janvier et août 2015, après des informations « parues dans les médias que ce député n'avait pas l'intention d'être présent lors du vote d'hier soir au Parlement ».
Gabriel Sakellaridis, un économiste de 35 ans, a dans la foulée présenté sa démission au président du Parlement. « La raison de ma décision est que je ne peux pas contribuer à l'application de la politique du gouvernement », a indiqué le député dans une lettre rendue publique. La démission de M. Sakellaridis, qui sera remplacé par un colistier, n'affecte pas la majorité parlementaire du gouvernement, de 155 députés sur 300.
Le projet de loi soumis au vote prévoit un nouveau train de mesures de rigueur réclamées par les créanciers du pays, UE et FMI, incluant une réduction de la protection des ménages endettés contre les saisies immobilières et une nouvelle hausse des taxes. Ces nouvelles mesures très impopulaires ont été convenues entre Athènes et ses bailleurs de fonds mardi après de longues négociations. Le compromis, qualifié de « douloureux » par le gouvernement, vise au déblocage d'une tranche de prêts de 12 milliards d'euros (12,8 milliards de dollars) au pays, dont dix milliards (10,7 milliards) sont destinés à la recapitalisation des banques, vitale pour le pays endetté.
Reconduit au pouvoir le 20 septembre, le gouvernement de coalition, qui allie Syriza au petit parti souverainiste Grecs indépendants, a déjà adopté mi-octobre une première loi-cadre sur des réformes et de nouvelles coupes dans les retraites.
Syriza avait accédé au pouvoir en janvier en promettant à l'époque à son électorat « la fin de l'austérité ». Mais sous la menace des créanciers d'une sortie de la Grèce de la zone euro, Alexis Tsipras s'est résigné six mois plus tard à un accord avec les créanciers sur l'octroi d'un nouveau prêt au pays, ce qui a provoqué le départ de plus d'une vingtaine de députés de Syriza.
(Source : AFP)

Le vote prévu hier soir de nouvelles mesures de rigueur par le Parlement grec a provoqué la démission d'un député de Syriza, marquant une première dissidence au sein du parti de gauche radicale depuis sa reconduction au pouvoir il y a deux mois.Le Premier ministre et dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, a demandé hier matin la démission de Gabriel Sakellaridis, porte-parole du premier gouvernement Syriza entre janvier et août 2015, après des informations « parues dans les médias que ce député n'avait pas l'intention d'être présent lors du vote d'hier soir au Parlement ».Gabriel Sakellaridis, un économiste de 35 ans, a dans la foulée présenté sa démission au président du Parlement. « La raison de ma décision est que je ne peux pas contribuer à l'application de la politique du gouvernement », a indiqué le...
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