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Économie - Energie

Les pays de l’OCDE limitent leur soutien à l’exportation de centrales au charbon

Les pays de l'OCDE se sont mis d'accord sur un régime plus restrictif de garanties publiques pour l'exportation de centrales au charbon, à l'heure où cette énergie est discréditée pour ses effets polluants.
À une dizaine de jours de l'ouverture à Paris de la grande conférence de l'Onu sur le climat COP21, les 34 pays de l'OCDE – dont les États-Unis, le Japon et l'Australie, mais pas la Chine et l'Inde – ont revu les mécanismes d'octroi de soutien à la vente à l'étranger de centrales électriques produisant au charbon sous forme de garanties financières fournies par les agences publiques dédiées. Selon cette ébauche de texte, les soutiens à l'export de centrales au charbon seront limités aux cas où des alternatives plus respectueuses du climat ne seraient pas réalisables, ou à ceux où le charbon s'inscrit dans une stratégie énergétique nationale cohérente. Des exceptions sont prévues pour certains pays en développement.
L'accord, qui n'était pas officialisé hier et encore susceptible de modifications à la marge selon une source bien informée, est intervenu au lendemain de l'affichage par les dirigeants du G20 en Turquie de leur « détermination » à limiter le réchauffement climatique à deux degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, et alors que Londres a annoncé l'arrêt prévu des centrales au charbon britanniques les plus polluantes d'ici à 2025, dans le cadre d'une révision de son mix énergétique.
Plusieurs organisations non gouvernementales, pour lesquelles le charbon est l'ennemi à abattre dans la lutte contre le réchauffement climatique, ont déjà réagi au texte, fruit selon l'ONG Les Amis de la Terre de deux ans de discussions et « premier pas dans la bonne direction ».
Toutefois, « l'accord ne couvre que les centrales à charbon et ignore les soutiens aux mines et infrastructures de charbon », relève l'organisation, qui a publié hier conjointement avec la fondation allemande Heinrich-Böll un « atlas du charbon » compilant les informations sur cette énergie et ses effets négatifs. L'accord de l'OCDE « reste très insuffisant », selon elle.
L'ONG allemande Germanwatch a salué pour sa part « l'engagement fort des États-Unis » dans les négociations, notamment face au Japon, à la Corée du Sud et à l'Australie, très attachés à leur charbon. « Il faut attendre de voir quelles possibilités de contournement offre l'application du nouveau règlement », a nuancé Christoph Bals, président de Germanwatch. Mais « nous anticipons que les crédits à l'export des pays industrialisés pour le charbon vont diminuer des deux tiers grâce à cet accord ».
Les pays de l'OCDE sont partie prenante à un code de conduite commun sur les crédits à l'exportation existant depuis 1978, et décliné par secteur. Cet « arrangement » n'est pas coercitif mais est respecté par les pays concernés, et ses différents pans sont renégociés à intervalles réguliers. À Paris, son siège, l'OCDE n'était pas immédiatement en mesure de commenter l'accord.
(Source : AFP)

Les pays de l'OCDE se sont mis d'accord sur un régime plus restrictif de garanties publiques pour l'exportation de centrales au charbon, à l'heure où cette énergie est discréditée pour ses effets polluants.À une dizaine de jours de l'ouverture à Paris de la grande conférence de l'Onu sur le climat COP21, les 34 pays de l'OCDE – dont les États-Unis, le Japon et l'Australie, mais pas la Chine et l'Inde – ont revu les mécanismes d'octroi de soutien à la vente à l'étranger de centrales électriques produisant au charbon sous forme de garanties financières fournies par les agences publiques dédiées. Selon cette ébauche de texte, les soutiens à l'export de centrales au charbon seront limités aux cas où des alternatives plus respectueuses du climat ne seraient pas réalisables, ou à ceux où le charbon s'inscrit dans...
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