Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Terrorisme

L’attaque la plus meurtrière contre la France aurait fait plus de 140 morts

Des personnes évacuées du Bataclan. Kenzo Tribouillard / AFP

L'horreur au cœur de Paris. La capitale française a été la cible hier soir d'une série d'attaques les plus meurtrières de son histoire. En divers points de la ville, des hommes armés ont ouvert le feu sur des passants, des terrasses de café, des restaurants. Une attaque a également eu lieu au Stade de France, alors que se déroulait un match amical France-Allemagne auquel assistait le président François Hollande, très vite exfiltré, et la salle de spectacle Le Bataclan, dans l'est parisien, a été prise d'assaut par des hommes armés.
À l'heure de mettre sous presse, des sources policières indiquaient à l'AFP qu'une centaine de personnes avaient été tuées dans l'attaque du Bataclan. Le président François Hollande, son Premier ministre Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, et Christiane Taubira, la ministre de la Justice, se sont rendus sur place. Ce sont ainsi plus de 140 personnes qui auraient été tuées hier soir à Paris, et 50 blessées, dans un état très critique.
Rappelons qu'au cours des dernières semaines, responsables et experts avaient prévenu que des attentats islamistes d'une ampleur sans précédent se préparaient contre la France et seraient quasiment impossibles à déjouer.

« Les gens sont tombés comme des dominos »
Le film de la soirée est un cauchemar : des attaques coordonnées ont été perpétrées en sept points de la capitale. Des attaques ont eu lieu notamment au niveau du restaurant Le Petit Cambodge (10e arrondissement) et au 10 rue de La Fontaine-au-Roy (11e), au niveau de la rue de Charonne, selon des sources policières. Des quartiers animés du centre de Paris, notamment la nuit.
La préfecture de police de Paris a fait état d'explosions dans le secteur du stade de France, où se déroulait un match amical France-Allemagne. Les explosions ont eu lieu dans une brasserie et un fast-food près du stade, ont précisé des sources policières. Des sources concordantes ont en outre rapporté que l'une de ces explosions a été provoquée par un kamikaze. Le match contre l'équipe d'Allemagne s'est poursuivi mais le stade a été bouclé dans un premier temps et un hélicoptère a survolé l'enceinte. Des centaines de supporteurs se sont retrouvés l'air hagard sur la pelouse après le match.
Au Bataclan, des hommes armés sont entrés en plein concert. Selon des témoins, ils ont ouvert le feu en criant « Allah Akbar ». Une prise d'otages s'en suivie, qui s'est achevée par un assaut. Selon Toon, un jeune homme de 22 ans présent au concert du Bataclan, trois personnes armées de fusils d'assaut et habillées en noir ont ouvert le feu sur la foule. « Les gens sont tombés comme des dominos », a-t-il dit. Selon des témoins sur place, interrogé par le quotidien Libération, « une grosse détonation ainsi qu'une vingtaine de coups de feu ont été entendus au Bataclan, où jouaient les Eagles of Death Metal ». « Ma sœur est dans le Bataclan », a raconté Camille, 25 ans. Je lui ai téléphoné. Elle disait qu'ils avaient tiré. Et puis elle a raccroché. »
Une femme, témoin des faits, a raconté que rue Bichat, dans un restaurant, Le Petit Cambodge, « c'était surréaliste, tout le monde était à terre, personne ne bougeait ». « C'était très calme, les gens ne comprenaient pas ce qui se passait », a-t-elle ajouté.

État d'urgence
Dans une allocution télévisée, le président François Hollande a déclaré l'état d'urgence, demandé des renforts militaires et annoncé la fermeture des frontières. « C'est une horreur », « des attaques terroristes sans précédent », a-t-il déclaré (lire ci-contre). Une cellule de crise à été mise en place au ministère de l'Intérieur autour du président Hollande, de Manuel Valls et du ministre de l'Intérieur, a indiqué Matignon. Un Conseil des ministres exceptionnel s'est réuni vers minuit à l'Elysée.
Plusieurs lignes du métro parisien proches des lieux des attaques à Paris ont été fermées, a annoncé la RATP. La mairie de Paris a également décidé de fermer aujourd'hui tous les bâtiments municipaux recevant du public, dont les musées. toutes les sorties scolaires ont, en outre été annulées.
Dans les quartiers ciblées, la police était massivement déployée, alors que retentissaient les sirènes des ambulances. Tout au long de la soirée, le bilan n'a cessé de s'alourdir.

« Charlie Hebdo »
Ces attaques surviennent dix mois après les attentats jihadistes de janvier contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts et ont été suivis de plusieurs autres attaques ou tentatives. La dernière en date s'était produite le 21 août à bord d'un train à grande vitesse Thalys entre Bruxelles et Paris.
Avant cela, en juin, un homme avait décapité son patron puis, après une mise en scène macabre sur fond de drapeaux islamistes, tenté de faire exploser une usine de Saint-Quentin-Fallavier. En avril, Sid Ahmad Ghlam, étudiant algérien soupçonné d'avoir tué une jeune femme, était arrêté en possession d'armes de guerre, alors qu'il préparait un attentat contre une église de Villejuif.
Mi-octobre, dans un discours aux forces de sécurité, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait estimé que 1 800 Français ou résidents en France étaient « de près ou de loin concernés par des activités à caractère terroriste ». Depuis les attentats de janvier, le plan Vigipirate est à son niveau maximum en Île-de-France. Une mission de sécurité intérieure associée à ce plan est assurée sur tout le territoire par l'armée sous le nom d'opération Sentinelle.
La France participe depuis plus de deux ans à la coalition anti-État islamique en Irak mais n'a commencé à mener des frappes sur la Syrie que depuis octobre. Elle a annoncé le 5 novembre qu'elle allait à nouveau déployer courant décembre dans le Golfe son porte-avions Charles de Gaulle, une décision suivant une annonce américaine d'une prochaine intensification des bombardements alliés en Syrie.
(Sources : agences)

L'horreur au cœur de Paris. La capitale française a été la cible hier soir d'une série d'attaques les plus meurtrières de son histoire. En divers points de la ville, des hommes armés ont ouvert le feu sur des passants, des terrasses de café, des restaurants. Une attaque a également eu lieu au Stade de France, alors que se déroulait un match amical France-Allemagne auquel assistait le président François Hollande, très vite exfiltré, et la salle de spectacle Le Bataclan, dans l'est parisien, a été prise d'assaut par des hommes armés.À l'heure de mettre sous presse, des sources policières indiquaient à l'AFP qu'une centaine de personnes avaient été tuées dans l'attaque du Bataclan. Le président François Hollande, son Premier ministre Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, et Christiane...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut