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Économie - Liban - Conférence

Le premier Forum contre la cybercriminalité au Liban dresse un état des lieux des menaces

« La numérisation des services bancaires et des transactions financières a généré de nouvelles menaces : les cyberattaques. En forte augmentation au niveau mondial, elles sont devenues de plus en plus complexes, d'autant plus qu'elles n'ont pas de frontières. C'est pourquoi la lutte contre la cybercriminalité nécessite une coopération des efforts nationaux et mondiaux dans ce sens », a déclaré hier le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, à l'ouverture du premier Forum contre la cybercriminalité au Liban, au Four Seasons Hotel à Beyrouth. Organisé par la Commission spéciale d'investigation (CSI) de la Banque centrale, le Bureau de la lutte contre la cybercriminalité des Forces de sécurité intérieure (FSI) et en collaboration avec le groupe al-Iktissad wal-aamal, le forum, intitulé « Lutte contre la fraude numérique et le piratage dans les secteurs bancaire et commercial au Liban », a permis à plus de 500 représentants des secteurs bancaire, public ainsi que de la justice et des FSI d'échanger leurs vues sur les différentes cybermenaces existantes.
« Les cyberattaques signalées à la CSI sont passées d'un seul cas de piratage financier, en 2011, à 63 cas signalés entre 2011 et aujourd'hui. Et ce pour des sommes dérobées variant de 1 500 dollars à deux millions de dollars, alors que ces sommes ne peuvent être récupérées seulement dans les 48 heures après leur vol », a dénoncé Abdel Hafez Mansour, secrétaire à la CSI.
Si le Liban a obtenu des résultats positifs dans le domaine de l'économie numérique – classé 7e parmi les 10 premiers pays du monde selon l'indice de commerce électronique de la Cnuced en 2014 –, il manque encore une base législative à la protection des informations et des données, et la lutte contre la cybercriminalité. À une exception près : « Au cours des deux dernières décennies, la Banque centrale a développé l'environnement législatif propice au développement du numérique, avec plusieurs circulaires encadrant le secteur, notamment pour le ebanking, le paiement mobile, l'interdiction de l'utilisation du bitcoin », a continué Riad Salamé.
« C'est pour lutter contre ces menaces et sensibiliser la population, mais aussi les banques et les entreprises à ces dernières, que nous avons mis en place un bureau dédié à la lutte contre la cybercriminalité », a souligné le général Ibrahim Basbous, directeur général des FSI.

« La numérisation des services bancaires et des transactions financières a généré de nouvelles menaces : les cyberattaques. En forte augmentation au niveau mondial, elles sont devenues de plus en plus complexes, d'autant plus qu'elles n'ont pas de frontières. C'est pourquoi la lutte contre la cybercriminalité nécessite une coopération des efforts nationaux et mondiaux dans ce...
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