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L'EI revendique le carnage dans la banlieue-sud de Beyrouth

Le bilan du double attentat suicide s'élève à 41 morts et près de 200 blessés.

Des militaires libanais sécurisant l'un des site du double attentat-suicide qui a secoué le banlieue-sud de Beyrouth, jeudi soir. Photo Sami Ayad

Le groupe Etat islamique a revendiqué jeudi le double attentat-suicide qui a secoué le quartier de Bourj el-Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, et qui a fait plus d'une quarantaine de morts et près de 200 blessés. Cette attaque, la plus sanglante contre un bastion du Hezbollah depuis son implication dans la guerre en Syrie voisine, a été vivement condamnée par les responsables politiques libanais de tous les bords.

Dans un communiqué publié sur internet, l'EI affirme avoir "réussi à faire exploser une motocyclette piégée garée contre un rassemblement de 'rafida' (terme péjoratif désignant les chiites) à Bourj el-Barajneh (...) Après que des apostats sont accourus sur les lieux de l'attentat, un de nos combattants a fait détoner sa ceinture explosive au milieu du groupe". La revendication n'a pu être authentifiée mais le communiqué est conforme au format habituel des revendications du groupe extrémiste et il a circulé sur des comptes jihadistes en ligne.

Selon le ministère de la Santé, 43 personnes ont péri dans le double attentat, un bilan qui n'a cessé de s'alourdir tout au long de la soirée. L'attaque a également fait 239 blessés. "Beaucoup de blessés sont dans un état critique", a souligné le ministre de la Santé, Waël Bou Faour.

 

Trois kamikazes
La version des attentats donnée par l'EI diffère de celle de l'armée libanaise. Selon celle-ci, "un terroriste a fait détoner sa ceinture explosive (...) avant qu'un autre ne se fasse exploser près du lieu du premier attentat, ce qui a fait de nombreuses victimes". L'armée précise dans un communiqué que le corps d'un troisième kamikaze qui n'avait pu activer sa ceinture explosive avait été retrouvé sur les lieux des attaques. Des médias locaux avaient auparavant parlé d'un quatrième qui aurait pris la fuite.

Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Sakr Sakr, a chargé la police militaire et les services de renseignements de l'armée de l'enquête.

Sur place, le photographe de l'AFP a vu des corps ensanglantés dans des magasins pulvérisés et des flaques de sang au milieu de voitures détruites, alors que des secouristes et des civils transportaient des blessés. "Je venais d'arriver dans la rue quand l'explosion a eu lieu. J'ai transporté moi-même trois femmes et un de mes amis morts" dans les attaques, a dit Zein al-Abdine Khaddam à une télévision locale. Un autre témoin, qui n'a pas donné son nom, a lancé: "quand la seconde explosion s'est produite, j'ai cru que c'était la fin du monde".


 

Premier attentat depuis juin 2014
Il s'agit du premier attentat contre un fief du Hezbollah dans la banlieue-sud de Beyrouth depuis juin 2014, lorsqu'un agent de sécurité avait été tué en empêchant une attaque. Entre juillet 2013 et février 2014, une dizaine d'attaques avaient endeuillé des bastions du parti chiite à travers le Liban, la plupart revendiquées par des groupes extrémistes sunnites, dont les Brigades Abdallah Azzam ou encore le Front al-Nosra et l'EI. Ces groupes affirmaient viser le Hezbollah en raison de son engagement en Syrie aux côtés du régime de Bachar el-Assad.

Le double-attentat de jeudi intervient quelques jours après un attentat suicide qui a visé une réunion du Comité des ulémas du Qalamoun, à Ersal, dans la Békaa. Ce comité s'occupe de questions religieuses et d'aide aux réfugiés se trouvant à Ersal, une localité sunnite frontalière de la Syrie. Il fait également office de médiateur dans le dossier des militaires libanais otages du Front al-Nosra qui opère à la frontière libanaise.

Il y a moins d'un mois, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah avait de nouveau défendu son implication auprès du régime Assad, son allié, en parlant d'"une bataille essentielle et décisive". La présence du Hezbollah en Syrie "est plus importante que jamais -qualitativement, quantitativement et en matière d'équipement", a-t-il ajouté. "Sans la persévérance au sol face à Daech (acronyme arabe de l'organisation Etat islamique, ndlr) et ses alliés... qu'en serait-il de la région aujourd'hui, en Irak, en Syrie et au Liban?", a-t-il poursuivi. Le chef du Hezbollah a toutefois reconnu que le combat en Syrie "risqu(ait) d'être long", mais affirmé qu'il était nécessaire pour "protéger ces pays et la région".

D'après le dernier bilan donné en août par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), plus de 900 membres du Hezbollah ont trouvé la mort en Syrie. Le mouvement chiite n'a de son côté jamais fourni de chiffres.

 

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Le groupe Etat islamique a revendiqué jeudi le double attentat-suicide qui a secoué le quartier de Bourj el-Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, et qui a fait plus d'une quarantaine de morts et près de 200 blessés. Cette attaque, la plus sanglante contre un bastion du Hezbollah depuis son implication dans la guerre en Syrie voisine, a été

commentaires (5)

Appelez ces criminels comme vous voudrez. Pour moi, ce sont des satans venus des enfers qui veulent entrainer tous les innocents dans leur feu brûlant de haine, de barbarie et de sauvagerie qui ne peut même pas être comparée à celle des bêtes les plus sauvages qui tuent lorsque qu'elles ont faim... Mais les braves ne cèderont pas à leurs horribles tentations et demeureront à jamais fidèles à des principes qui prèchent la tolérance et la défense des droits de l'être humain... Que les libanais s'unissent aujourd'hui dans le malheur et apprennent à se solidariser dans cette douloureuse épreuve, pour sortir de cette dure impasse, si destructive pour ce pays! Que Dieu ait pitié des âmes de tous ces innocents martyrs et victimes à la fois et donne aux familles éprouvées, la consolation et la foi!

Zaarour Beatriz

22 h 47, le 12 novembre 2015

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Commentaires (5)

  • Appelez ces criminels comme vous voudrez. Pour moi, ce sont des satans venus des enfers qui veulent entrainer tous les innocents dans leur feu brûlant de haine, de barbarie et de sauvagerie qui ne peut même pas être comparée à celle des bêtes les plus sauvages qui tuent lorsque qu'elles ont faim... Mais les braves ne cèderont pas à leurs horribles tentations et demeureront à jamais fidèles à des principes qui prèchent la tolérance et la défense des droits de l'être humain... Que les libanais s'unissent aujourd'hui dans le malheur et apprennent à se solidariser dans cette douloureuse épreuve, pour sortir de cette dure impasse, si destructive pour ce pays! Que Dieu ait pitié des âmes de tous ces innocents martyrs et victimes à la fois et donne aux familles éprouvées, la consolation et la foi!

    Zaarour Beatriz

    22 h 47, le 12 novembre 2015

  • Nous sommes un petit peuple. Nous voulons vivre en paix. Nous ne voulons plus de morts libanais, qu'elle que soit leur confession. On est au 21 eme siècle... Les guerres de religion ne peuvent être tolérer. Le chef du parti de Dieu devrait arrêter ces hostilités qu'il entretient subtilement.

    FAKHOURI

    20 h 40, le 12 novembre 2015

  • Si on compare le suicide libanais par rapport au suicide français décrit par Éric Zemmour, le suicide français apparait comme une blague puisque le suicide libanais est un véritable suicide avec un allé sans retour.

    DAMMOUS Hanna

    19 h 50, le 12 novembre 2015

  • CONDAMNABLE CET ACTE DE BARBARIE ! LES PAROLES NE PEUVENT PAS DÉCRIRE LA RÉVOLTE DES SENTIMENTS... QUE DIEU AIT PITIÉ DES ÂMES DES VICTIMES ET LES ACCUEILLE AU PARADIS ET QU'IL RÉTABLISSE TOUS LES BLESSÉS... MON COEUR EST EN CE JOUR AVEC NOTRE COMMUNAUTÉ LIBANAISE CHIITE ET SPÉCIALEMENT AVEC LE HEZBOLLAH !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    19 h 48, le 12 novembre 2015

  • Ils ne vont pas importer la guerre syrienne chez nous ? HN, au lieu de ses discours stériles, devrait trouver une solution libanaise d'apaisement. Ce sont des libanais innocents qui meurent pour rien, pour aucune cause.Il n'y a pas eu assez de morts pendant 15 ans ? Il n'y a pas eu assez de destruction ? C'est un risque d'un vent de folies qui peut s'abattre sur notre pays? L'Iran comme la Russie n'en n'ont que faire

    FAKHOURI

    19 h 47, le 12 novembre 2015