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Moyen Orient et Monde - Afghanistan

Manifestation monstre à Kaboul en soutien aux chiites minoritaires

Des Afghans portent le cercueil de l’une des sept victimes hazaras décapitées par les talibans, lors d’une manifestation à Kaboul. Shah Marai/AFP

Une manifestation a rassemblé un nombre inhabituellement élevé d'Afghans à Kaboul, hier, pour dénoncer les violences dont sont victimes les hazaras, une minorité chiite qui s'estime persécutée par les rebelles talibans et laissée pour compte par le pouvoir.
Des milliers de manifestants étaient partis dans le calme de l'ouest de la capitale afghane, portant les cercueils de sept hazaras décapités la semaine dernière dans le sud-est de l'Afghanistan. Les protestataires ont déclamé des slogans hostiles aux talibans, mais aussi au président Ashraf Ghani et au chef de l'exécutif Abdullah Abdullah, accusés de ne pas en faire assez pour protéger les hazaras. « Ghani démission ! Abdullah démission ! » ont-ils lancé.
Après des discours incendiaires, certains manifestants ont tenté d'escalader un mur d'enceinte selon des images diffusées par la télévision et les réseaux sociaux. Des coups de sommation ont d'ailleurs été tirés en début d'après-midi. « Les manifestants ont été dispersés. Personne n'a été blessé », a affirmé Sayed Gul Agha Rohani, chef adjoint de la police de Kaboul. Mais d'après un porte-parole du ministère de la Santé, sept personnes ont été blessées pendant la manifestation, dont certaines « par balles ».
Au cours d'un discours télévisé, hier soir, M. Ghani a estimé que la souffrance provoquée par les décapitations était « partagée par tout le pays » et il a accusé les groupes insurgés de vouloir semer la discorde en Afghanistan, dont la population est une mosaïque ethnique et religieuse. « Toute leur œuvre destructrice vise à créer des divisions au sein de notre peuple », a-t-il ajouté en précisant que le gouvernement ne ménagerait pas ses efforts pour que les meurtres soient « vengés ». De son côté, le chef de la mission de l'Onu en Afghanistan, Nicholas Haysom, a réagi dans un communiqué hier et affirmé qu'« il est possible que ces meurtres insensés équivalent à des crimes de guerre. Leurs auteurs doivent être traduits en justice ».
Mais les circonstances dans lesquelles ces décapitations se sont déroulées sont opaques, car elles sont survenues dans une zone qui échappe au contrôle du gouvernement. Deux factions talibanes s'y affrontent depuis plusieurs jours, l'une loyale au mollah Akhtar Mansour, successeur officiel du défunt mollah Omar, l'autre fidèle au mollah Mohammad Rassoul, désigné chef d'une frange rivale la semaine dernière.

(Source : AFP)

Une manifestation a rassemblé un nombre inhabituellement élevé d'Afghans à Kaboul, hier, pour dénoncer les violences dont sont victimes les hazaras, une minorité chiite qui s'estime persécutée par les rebelles talibans et laissée pour compte par le pouvoir.Des milliers de manifestants étaient partis dans le calme de l'ouest de la capitale afghane, portant les cercueils de sept hazaras décapités la semaine dernière dans le sud-est de l'Afghanistan. Les protestataires ont déclamé des slogans hostiles aux talibans, mais aussi au président Ashraf Ghani et au chef de l'exécutif Abdullah Abdullah, accusés de ne pas en faire assez pour protéger les hazaras. « Ghani démission ! Abdullah démission ! » ont-ils lancé.Après des discours incendiaires, certains manifestants ont tenté d'escalader un mur d'enceinte selon des...
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