Des missiles russes sol-air S-300. Vladimir Mashatin/AFP
Le groupe public russe d'armements Rostekhnologuii (Rostec) a annoncé, hier, la signature du contrat de livraison à Téhéran de missiles de défense antiaérienne S-300, dont la vente avait été interdite en 2010 avant d'être de nouveau autorisée en avril par Vladimir Poutine.
« Le contrat entre la Russie et l'Iran sur la livraison des missiles S-300 est de nouveau en vigueur », a déclaré le directeur général de Rostec, Sergueï Tchemezov, cité dans un communiqué publié sur le site Internet du groupe. Il précise que Téhéran recevra une version « modernisée et mise à jour » des missiles S-300, le contrat initial de 2007 concernant les missiles produits à l'époque.
Ce contrat avait été suspendu par l'ancien président Dmitri Medvedev en application de la résolution 1929 de l'Onu sanctionnant Téhéran pour son programme nucléaire controversé.
Mais Vladimir Poutine avait levé l'interdiction dès avril, estimant que l'accord-cadre signé à Lausanne sur le nucléaire iranien entre les grandes puissances et Téhéran, et suivi en juillet d'un accord définitif, le permettait.
Le groupe public Rostec ne donne aucune date de livraison des missiles. Cependant, il précise qu'une fois la première partie du contrat exécutée par Rostec, l'Iran renoncera à ses poursuites judiciaires contre Moscou. Téhéran avait en effet saisi la Cour internationale d'arbitrage à Genève (Suisse) pour réclamer à Moscou quatre milliards de dollars à titre de dédommagement dès l'interdiction de la vente qui avait été conclue pour 800 millions de dollars.
(Source : AFP)


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