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Moyen Orient et Monde - Climat

Cascade de rapports alarmistes dans la dernière ligne droite avant la Cop21

La réunion ministérielle devrait se poursuivre aujourd'hui à Genève.

La « mer de glace » à Chamonix a perdu 3 m de neige en un an, dû au réchauffement climatique. Philippe Desmazes/AFP

Grandes villes menacées par la montée des océans, concentration record de gaz à effet de serre : les rapports alarmistes sur le dérèglement climatique s'accumulent, mettant sous pression la soixantaine de ministres réunis dans la capitale française pour préparer la Conférence de Paris sur le climat.
« Nous avançons en territoire inconnu et la machine s'emballe à un rythme effrayant », a mis en garde hier l'Organisation météorologique mondiale à Genève lors de la présentation de son rapport annuel.
« Chaque année, nous faisons état d'un nouveau record dans les concentrations de gaz à effet de serre », a-t-elle déploré. En 2014, la concentration moyenne de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, a ainsi atteint au niveau mondial le niveau inédit de 397 parties par million (ppm).
En s'accumulant, le C02, ainsi que le méthane et le protoxyde d'azote renforcent l'effet de serre, ce qui amplifie le réchauffement accéléré que la planète connaît depuis 150 ans.
« Cela signifie des températures globales plus élevées, plus de phénomènes météorologiques extrêmes tels que des vagues de chaleur, des inondations, la fonte des glaces, et l'élévation du niveau des océans et de leur acidité », a rappelé l'OMM.
À trois semaines de la Conférence de Paris (Cop21, 30 novembre-11 décembre), qui doit aboutir à un accord mondial pour limiter le réchauffement à +2°C, un autre rapport publié hier par l'institut Climate Central met lui en évidence les impacts dévastateurs qu'aura la montée des océans sur certaines grandes villes côtières.
Shanghai, Bombay, Hong Kong, Dacca, Djakarta, New York, Tokyo : à très long terme (au moins plusieurs centaines d'années), ces mégalopoles verront leur territoire partiellement recouvert par les eaux, en raison de la dilatation des océans qui se réchauffent, et de la fonte des glaciers et des calottes polaires.
Le niveau des mers a, en moyenne, déjà gagné 20 centimètres depuis le début du XXe siècle, et le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) prédit qu'à l'horizon 2100, il grimpera encore de 26 à 82 centimètres par rapport à la moyenne de 1986-2005.

« Urgence absolue »
L'étude de Climate Central fait des projections plus lointaines qui mettent en évidence la poursuite inéluctable du phénomène.
Si le réchauffement est limité à 1,5°C, objectif réclamé par les pays les plus vulnérables comme les petits États insulaires, l'élévation des océans sera à long terme de 2,9 m, affectant 137 millions de personnes.
À +2°C, les mers gagneront environ 4,7 m, couvrant des zones où vivent 280 millions de personnes aujourd'hui. À +3°C – la trajectoire correspondant aux promesses actuelles des États pour freiner les émissions –, les eaux monteraient de 6,4 m, couvrant des zones de plus de 400 millions d'habitants.
Si les émissions devaient continuer à leur rythme actuel, entraînant un réchauffement supérieur à 4°C, le niveau des océans gagnerait 8,9 m. « Dans la plupart des cas », l'élévation se mesurera « en centimètres par siècle, mais les deltas et les zones urbaines sont plus vulnérables », avertit Climate Central.
Tous ces rapports contribueront-ils à convaincre les responsables politiques de prendre des décisions historiques le mois prochain à Paris ? « C'est la vie même sur notre planète qui est en cause, l'urgence est absolue », a lancé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à l'ouverture de la pré-Cop.
Après une session plénière dimanche, les ministres ont planché hier à huis clos sur quatre thèmes jugés cruciaux pour sceller un accord en décembre : équité entre pays du Nord et du Sud, ambition des objectifs, financements et actions nécessaires sans attendre l'entrée en vigueur de l'accord en 2020.
(Source : AFP)

Grandes villes menacées par la montée des océans, concentration record de gaz à effet de serre : les rapports alarmistes sur le dérèglement climatique s'accumulent, mettant sous pression la soixantaine de ministres réunis dans la capitale française pour préparer la Conférence de Paris sur le climat.« Nous avançons en territoire inconnu et la machine s'emballe à un rythme effrayant », a mis en garde hier l'Organisation météorologique mondiale à Genève lors de la présentation de son rapport annuel.« Chaque année, nous faisons état d'un nouveau record dans les concentrations de gaz à effet de serre », a-t-elle déploré. En 2014, la concentration moyenne de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, a ainsi atteint au niveau mondial le niveau inédit de 397 parties par million (ppm).En...
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