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Nos lecteurs ont la parole - Salim F. Dahdah

Le monde tourne en roue libre et la République du Cèdre s’asphyxie... !

Qui aurait pu prévoir que la guerre du Liban qui a éclaté en 1975 entraînerait dans son sillon tellement de drames, de sang et de larmes, non seulement sur sa terre, mais aussi et plus encore sur l'ensemble des territoires voisins... ? Qui aurait pu imaginer que la trame qui y avait été utilisée pour mettre le feu aux poudres allait engendrer là-bas aussi des bouleversements dramatiques, un chaos latent, et provoquer les mêmes effets néfastes de destructions, de morts et de déracinements... ?
Face au grand chamboulement régional qui met l'Orient à feu et à sang de façon systématique et progressive depuis plus de soixante-dix ans, les habitants de ce monde sont inquiets et dubitatifs ! Car ils ont vécu sans aucun moyen de réagir leur déplacement obligé hors de leurs frontières et la consécration de leur nouveau statut de migrants. Ils ont aussi assisté à l'effondrement de tous les grands principes sur lesquels ont été bâties les grandes démocraties de l'histoire contemporaine, tels que la paix, la sécurité, la justice, la liberté, l'égalité, la souveraineté, la citoyenneté, et enfin le respect des droits de l'homme et de son environnement, tous si chers aux civilisations occidentales. Pour toutes ses populations orientales, dont les principes citoyens se confondent avec leurs appartenances religieuses multiples et diverses, et leurs implantations géographiques ancestrales et traditionnelles, les épreuves subies provoquent des sentiments d'injustice et de révolte. La cacophonie effroyable et les guerres internes qui ne cessent de sévir ici et là les poussent inexorablement à s'enfuir à pied ou dans des bateaux de fortune, et à entreprendre en hordes le terrible parcours de la misère et de l'indignité humaine vers des pays riverains ou vers l'Occident, où elles sont « bousculées où parquées » aux frontières, en attendant de pouvoir y trouver enfin refuge. Conséquence dramatique de l'établissement d'une nouvelle géostratégie, ces évènements brutaux et pesants ont entraîné chez ces populations l'effondrement instantané de tous leurs repères et l'obligation vitale de se reconstruire dans des régions géographiques totalement différentes des leurs.
Que devient le Liban, quarante ans après le déclenchement de la guerre sur sa terre ?
L'espoir d'une convalescence et d'un retour à la normale après la fin de la tutelle « physique » syrienne n'a malheureusement pas eu lieu, les contrecoups de cette terrible tragédie se sont perpétués et leurs conséquences ont grippé davantage la machine ! On y assiste en effet : à une déstabilisation sécuritaire permanente ; à une neutralisation progressive des institutions ; à une radicalisation et une division verticale du corps politique ; à une régionalisation de la scène politique interne ;
à une remise en question constante des textes constitutionnels et à une « interprétation à la carte » des lois de la nation ; à un blocage de l'administration publique et de ses organismes de contrôle ;
à une menace à peine voilée des magistrats et de la justice ; à la généralisation de la corruption dans tous secteurs confondus et à tous les niveaux de responsabilité ; à enfin une « mort clinique » de la République de 1943... !
Mais au-delà de ces constats structurels inquiétants, il y a plus grave encore : c'est l'état d'effondrement du citoyen libanais et l'absence de toute confiance dans ses dirigeants politiques et ses référents religieux. Nous assistons en effet, ces dernières années : à une décomposition systématique et à un profond pourrissement du rôle des chefs civils et religieux, qui ne dominent plus rien ni personne. Au lieu d'orienter et de pousser leurs élus où leurs « ouailles » à entreprendre des démarches utiles, sages et rassurantes pour construire leur avenir, ils se sont trouvés avec eux, consciemment ou inconsciemment, soit neutralisés, soit engagés et otages de choix qui les ont liés à des axes extérieurs puissants et despotes, et dont les intérêts stratégiques, politiques et socio-économiques se sont souvent avérés en contradiction avec ceux de la République... !
Confronté à cette situation de blocage, de mensonge et de corruption, le peuple libanais devient très vulnérable et profondément affaibli, il a en face de lui quatre perspectives :
- Se « tirer », c'est-à-dire émigrer... !
- Se « vendre » à des axes étrangers, c'est-à-dire se corrompre... !
- Se « révolter dignement » contre un système en place bien plus fort que lui et se faire au final plus de mal que de bien... !
- Se « soumettre » à la loi du plus fort et attendre des jours meilleurs en subissant et s'acclimatant avec le système ambiant... !
Que dire face à ce diagnostic accablant à l'égard de bon nombre de dirigeants et responsables nationaux, sinon que le pays du Cèdre s'asphyxie au sens propre (le panorama des déchets sur tous les routes et dans toutes les régions...) et figuré, et qu'il risque d'être détruit par tous ceux (États riverains ou organisations politiques) qui ont toujours cherché à remettre en question son identité nationale et sa formule constitutionnelle ?
Face à ses divers détracteurs, un électrochoc doit être entrepris par des hommes et des femmes de cette terre message. À l'instar de la Tunisie, qui est devenue un modèle de lutte démocratique, ils devraient réagir à ce désastre en proclamant au travers les urnes leur adhésion irrévocable et exclusive à un État civil, indépendant, libre, souverain, démocratique, pluricommunautaire et multiculturel. Il est bien entendu que cette démarche devrait se faire dans un esprit citoyen, ouvert, sans rancune ni violence, et loin de toute pression ou intervention étrangères. Elle pourrait être accompagnée par un vote sur la « neutralité » du Liban, car cette option s'inscrirait parfaitement dans sa stratégie existentielle.

Salim F. DAHDAH

Qui aurait pu prévoir que la guerre du Liban qui a éclaté en 1975 entraînerait dans son sillon tellement de drames, de sang et de larmes, non seulement sur sa terre, mais aussi et plus encore sur l'ensemble des territoires voisins... ? Qui aurait pu imaginer que la trame qui y avait été utilisée pour mettre le feu aux poudres allait engendrer là-bas aussi des bouleversements dramatiques, un chaos latent, et provoquer les mêmes effets néfastes de destructions, de morts et de déracinements... ?Face au grand chamboulement régional qui met l'Orient à feu et à sang de façon systématique et progressive depuis plus de soixante-dix ans, les habitants de ce monde sont inquiets et dubitatifs ! Car ils ont vécu sans aucun moyen de réagir leur déplacement obligé hors de leurs frontières et la consécration de leur nouveau statut...
commentaires (2)

Si ces Libanais(h) renversaient jamais les multiples tiroirs de leur commodîna(h) à trois pieds, quoi de bien en sortira ? Car, avec eux, tout se déglingue. Ils ont égaré les codes. Aucun n’a de vision Saine de ce patelin. Comportements irrationnels en sus d’être pervertis. Vilaines et vaines tentatives qui se caractérisent par le découragement de ce pays. Et, que ce qui reste à espérer, ce sont des pauses pour 1 peu respirer et des attelles pour empêcher sa dislocation. Hélas, Rien de plus ! Il en résulte que la prévision est chose aisée dans cette conTrée. Hier on pouvait à coup sûr prophétiser ; on ne s’en est pas privé ; que la phase de préformation de cette "entité" sera aussi éprouvante à vivre que celle consacrée à sa formation. Today on peut, sans trop risquer, augurer que cet avatar de "nation" ne pourra éviter de se quereller sur tout ou sur n’importe quoi ! De se chercher dans les têtes des poux. Des poux laïcs ou conFessionnels. Des poux quoi ! Sous l’œil impavide de Malsains d’ici ou d’à côté étranges et étrangers avec même tout leur embonpoint, qui compteront eux à l’aise les points ! Avant même le lever de rideau, les bisbilles avaient déjà commencé, avec la mesquinerie à propos de ce fabuleux "président" libanais(h) a priori chrétien. Et voilà, les dossards sont enfin bien visibles sur les torses à présent : "musulmans(ent) vs chréti(e)ns", et surtout Malsains boSSféràriens vs 14 Marsiens pseudo-malins ou vs ces Druziztes soi-disant d’office still goupils !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

15 h 50, le 07 novembre 2015

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Commentaires (2)

  • Si ces Libanais(h) renversaient jamais les multiples tiroirs de leur commodîna(h) à trois pieds, quoi de bien en sortira ? Car, avec eux, tout se déglingue. Ils ont égaré les codes. Aucun n’a de vision Saine de ce patelin. Comportements irrationnels en sus d’être pervertis. Vilaines et vaines tentatives qui se caractérisent par le découragement de ce pays. Et, que ce qui reste à espérer, ce sont des pauses pour 1 peu respirer et des attelles pour empêcher sa dislocation. Hélas, Rien de plus ! Il en résulte que la prévision est chose aisée dans cette conTrée. Hier on pouvait à coup sûr prophétiser ; on ne s’en est pas privé ; que la phase de préformation de cette "entité" sera aussi éprouvante à vivre que celle consacrée à sa formation. Today on peut, sans trop risquer, augurer que cet avatar de "nation" ne pourra éviter de se quereller sur tout ou sur n’importe quoi ! De se chercher dans les têtes des poux. Des poux laïcs ou conFessionnels. Des poux quoi ! Sous l’œil impavide de Malsains d’ici ou d’à côté étranges et étrangers avec même tout leur embonpoint, qui compteront eux à l’aise les points ! Avant même le lever de rideau, les bisbilles avaient déjà commencé, avec la mesquinerie à propos de ce fabuleux "président" libanais(h) a priori chrétien. Et voilà, les dossards sont enfin bien visibles sur les torses à présent : "musulmans(ent) vs chréti(e)ns", et surtout Malsains boSSféràriens vs 14 Marsiens pseudo-malins ou vs ces Druziztes soi-disant d’office still goupils !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    15 h 50, le 07 novembre 2015

  • Vous parlez d'esprit citoyen... mais où trouve-t-on encore de l'esprit citoyen au Liban ? Dans les millions d'ares et de centiares de terrains achetés par certains responsables (!) avec l'argent public offert au Liban par les organisations internationales. Ceci est un détail parmi d'autres.

    Annie

    14 h 01, le 07 novembre 2015

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