Rechercher
Rechercher

Économie - Libre-Échange

Malgré sa publication, l’accord transpacifique fait toujours polémique

La publication hier de l'accord de libre-échange transpacifique (TPP) a été saluée comme un signe de transparence, mais n'a pas mis fin aux récriminations de la société civile qui dénonce un traité façonné pour les multinationales.
Des procédures d'appels d'offres aux télécommunications, les 30 chapitres de cet accord commercial sans précédent couvrent de larges pans de l'économie et seront scrutés avec soin en Europe, qui négocie son propre traité de libre-échange avec les États-Unis dans un climat de défiance. Ardent promoteur du TPP qui réunit 12 États dont les États-Unis, le Japon ou l'Australie, le président Barack Obama a salué hier un accord qui permettra à l'Amérique « d'écrire les règles du jeu au XXIe siècle » et de ne pas laisser d'autres pays « comme la Chine » le faire à sa place. Pékin a été tenu à l'écart des négociations du TPP qui prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les États-Unis et le Japon, que cela soit pour le sucre, le riz, le fromage ou le bœuf. La publication de l'accord intégral « offre l'opportunité d'examiner le texte et de mieux comprendre les domaines de négociation », a assuré le ministre australien du Commerce Andrew Robb.
Au cours des cinq années de laborieuses négociations, nombre de détails du traité conclu début octobre étaient restés secrets, suscitant des accusations de faveurs accordées aux entreprises multinationales.
Les organisations de la société civile, très critiques depuis le lancement de ce processus, sont immédiatement montées au créneau. « Nous avons maintenant des preuves concrètes que le partenariat transpacifique menace nos familles, nos communautés et notre environnement », a déploré l'organisation de protection de l'environnement Sierra Club. Le syndicat américain AFL-CIO a, lui, estimé « être plus certain que jamais » que le TPP « pense d'abord aux entreprises et n'a pas été fait pour bénéficier aux salariés ». Le syndicat s'inquiète notamment de l'inclusion dans le traité d'un mécanisme de protection des investisseurs qui « augmentera le pouvoir des entreprises » et fait également débat en Europe. Ses détracteurs assurent que ce mécanisme permettra aux multinationales d'attaquer en justice les États si elles jugent leurs intérêts menacés par des mesures de politique publique. Face à la controverse en Europe, la commission avait dû suspendre les négociations avec les États-Unis pour lancer une consultation sur le sujet.
Un gage a été donné aux élus américains. Les douze pays signataires du TPP ont rendu publique hier une déclaration commune dans laquelle ils s'engagent à éviter les « dévaluations compétitives » et les « manipulations » de leur taux de change à des fins commerciales.
(Source : AFP)

La publication hier de l'accord de libre-échange transpacifique (TPP) a été saluée comme un signe de transparence, mais n'a pas mis fin aux récriminations de la société civile qui dénonce un traité façonné pour les multinationales.Des procédures d'appels d'offres aux télécommunications, les 30 chapitres de cet accord commercial sans précédent couvrent de larges pans de l'économie et seront scrutés avec soin en Europe, qui négocie son propre traité de libre-échange avec les États-Unis dans un climat de défiance. Ardent promoteur du TPP qui réunit 12 États dont les États-Unis, le Japon ou l'Australie, le président Barack Obama a salué hier un accord qui permettra à l'Amérique « d'écrire les règles du jeu au XXIe siècle » et de ne pas laisser d'autres pays « comme la Chine » le faire à sa place....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut