Le président américain, Barack Obama a obtenu hier le feu vert du Congrès à un texte de loi qui écarte jusqu'à la fin de son mandat la menace d'un défaut de l'État fédéral sur la dette, tout en assouplissant le carcan du plafonnement des dépenses budgétaires.
Le Sénat américain a approuvé dans la nuit, par 64 voix contre 35, le compromis issu des négociations des dernières semaines entre la Maison-Blanche et les chefs de file du Congrès, parmi lesquels John Boehner, le président de la Chambre des représentants qui a quitté ses fonctions jeudi.
Barack Obama promulguera le texte dès qu'il l'aura reçu, a précisé la présidence dans un communiqué. Sans ce compromis, le Trésor aurait atteint le 3 novembre le plafond de ses capacités d'emprunt selon le secrétaire Jack Lew, et l'État fédéral aurait pris le risque d'un défaut sur ses obligations au bout de quelques jours seulement.
Outre un relèvement du plafond de la dette jusqu'en mars 2017, le compromis voté par le Sénat permet de dégager 80 milliards de dollars de dépenses supplémentaires sur deux ans, réparties à égalité entre programmes militaires et programmes intérieurs. Le Congrès doit maintenant se mettre d'accord sur la répartition détaillée de cette enveloppe entre les différentes lignes budgétaires, avec une date butoir fixée au 11 décembre, qui correspond à l'échéance des autorisations de dépenses accordées aux administrations fédérales. Barack Obama a donc appelé les représentants et les sénateurs à poursuivre l'effort « en se mettant au travail sur les autorisations de dépenses qui répondent aux priorités de l'Amérique, sans se laisser retarder par des préjugés idéologiques, qui n'ont pas leur place dans le processus budgétaire américain ».
L'aile la plus conservatrice du camp républicain devrait profiter de ce débat pour défendre certaines de ses revendications, comme l'interdiction du financement public du planning familial.
(Source : Reuters)
Économie - États-Unis
Le Congrès relève le plafond de la dette
OLJ / le 31 octobre 2015 à 00h00


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