Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

Après deux télévisions, deux journaux d’opposition empêchés de paraître en Turquie

Deux quotidiens turcs proches de l'opposition n'ont pu paraître hier au lendemain du spectaculaire assaut policier contre deux télévisions du même groupe qui a ravivé les critiques contre le président Recep Tayyip Erdogan, a rapporté un de leurs responsables.
Les journaux Bugün et Millet font partie du groupe de médias Ipek-Koza, comme les chaînes Bugün TV et Kanaltürk, contraintes mercredi d'interrompre leur diffusion. Le quotidien Millet a partagé sur son compte Twitter la « une » de l'édition qui aurait dû paraître hier : la photo de la carte de presse ensanglantée de l'un de ses journalistes sous le titre « un putsch sanglant ». Le rédacteur en chef de Bugün, Erhan Basyurt, a été licencié avec deux reporters du quotidien Bugün hier, a aussi rapporté le journal Zaman.
Interrogé mercredi soir à la télévision, M. Erdogan a justifié la décision de la justice. « Pourquoi la justice a-t-elle désigné des administrateurs (pour diriger Koza-Ipek) ? » s'est-il interrogé. « Car le numéro 1 (de Koza-Ipek, Akin Ipek, qui vit à l'étranger) s'est enfui. Il dit "il n'y a absolument aucune irrégularité". Alors pourquoi fuis-tu ? Ne fuis pas, reste dans ton pays », a poursuivi le président. « S'il s'en va, cela veut dire qu'il y a une fuite d'eau quelque part », a-t-il conclu. La holding Koza-Ipek est réputée proche de l'imam Fethullah Gülen, devenu « l'ennemi public numéro 1 » du président Recep Tayyip Erdogan depuis un retentissant scandale de corruption qui a visé son entourage pendant l'hiver 2013.

Deux quotidiens turcs proches de l'opposition n'ont pu paraître hier au lendemain du spectaculaire assaut policier contre deux télévisions du même groupe qui a ravivé les critiques contre le président Recep Tayyip Erdogan, a rapporté un de leurs responsables.Les journaux Bugün et Millet font partie du groupe de médias Ipek-Koza, comme les chaînes Bugün TV et Kanaltürk, contraintes mercredi d'interrompre leur diffusion. Le quotidien Millet a partagé sur son compte Twitter la « une » de l'édition qui aurait dû paraître hier : la photo de la carte de presse ensanglantée de l'un de ses journalistes sous le titre « un putsch sanglant ». Le rédacteur en chef de Bugün, Erhan Basyurt, a été licencié avec deux reporters du quotidien Bugün hier, a aussi rapporté le journal Zaman.Interrogé mercredi soir à la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut