La recapitalisation des quatre principales banques grecques, la Banque nationale de Grèce (BNG), la banque du Pirée, Alpha et Eurobank, doit s'achever d'ici à la fin de l'année, a affirmé hier à Athènes le vice-président de la Commission européenne en charge de l'Euro, Valdis Dombrovskis. « Il est important d'achever la recapitalisation des banques d'ici à la fin de cette année pour éviter par exemple leur renflouement par les épargnants », a prévenu le vice-président à l'issue d'un entretien avec gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Stournaras.
Un projet de loi doit être introduit au Parlement grec cette semaine fixant les règles de la recapitalisation, la troisième depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010.
La recapitalisation des banques est prévue dans l'accord sur le nouveau prêt accordé au pays en juillet par la zone euro et le FMI. Ce prêt de 86 milliards d'euros (95 milliards de dollars) au total sur trois ans prévoit une somme de 25 milliards d'euros (27 milliards de dollars) pour renflouer les banques, qui ont souffert d'une fuite importante des capitaux depuis un an sur fond des négociations dures entre Athènes et ses créanciers, UE et FMI, sur la poursuite des politiques de rigueur. Valdis Dombroskis a indiqué que la recapitalisation des banques dépend de l'évaluation de l'application des mesures de rigueur réclamées par les créanciers ainsi que des résultats de tests de résistance des banques grecques qui seront prochainement publiées par la Banque centrale européenne (BCE).
Lundi, premier jour de sa visite à Athènes, le vice-président s'est entretenu, avec le Premier ministre Alexis Tsipras, le ministre des Finances Euclide Tsakalotos et d'autres ministres, des progrès effectués dans l'application de ces mesures. M. Dombrovskis a estimé que les discussions avec le gouvernement grec sur les réformes étaient « sur la bonne voie » malgré des divergences des deux parties sur des questions concernant surtout les créances douteuses et les saisies immobilières. MM. Dombrovskis et Tsakalotos se sont engagés à trouver « un compromis » pour résoudre ces questions afin de s'assurer d'un résultat positif de l'évaluation du programme, qui est la condition nécessaire pour la poursuite du versement des prêts au pays.
(Source : AFP)


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