- Nous puons : tiens ! Ça fait un certain temps que vous ne vous êtes pas pointés place des Martyrs.
- Vous puez : eh oui, il était temps. On allait se faire oublier...
- Nous puons : mais pourquoi cette hystérie ? Pourquoi vouloir forcer les barrières ? Pour aller où ? Les bâtiments officiels sont vides à cette heure-ci. Les ordures ont été ramassées bien avant !
- Vous puez : nous voulons les forcer sachant que vous allez nous en empêcher et qu'il y aura du grabuge. Il y va de la réputation et de la survie de notre mouvement. Faut que ça chauffe ! Faut que nous soyons arrêtés. Puis relâchés et portés à bout de bras en héros !
- Nous puons : vous trouvez votre mouvement pacifique ? Insultes, crachats, jets de pierres, casse, agressions... ?
- Vous puez : mais bien sûr ! Est-ce que vous nous voyez avec des canons à eau, des bombes lacrymogènes et des matraques ?
- Nous puons : mais que cherchez-vous au juste, à part la visibilité ?
- Vous puez : la démission du ministre de l'Environnement. Nous n'avons pas jeûné pour rien.
- Nous puons : mais le pauvre a presque démissionné. Le portefeuille lui a été retiré. C'est Chehayeb maintenant qui le remplace !
- Vous puez : ah tiens, c'est vrai, je vous l'accorde... Il faudra alors que Chehayeb démissionne. « Si ce n'est toi, c'est donc quelqu'un des tiens », a dit le loup de La Fontaine à l'agneau. Et puis son plan ne vaut rien.
- Nous puons : mais vous êtes activement mêlés aux discussions sur son plan. Vous participez aux comités !
- Vous puez : ne nous mêlez pas à cette puanteur !
- Nous puons : et pourtant...mais que voulez-vous au juste, à part le renversement du régime, à part le chaos ?
- Vous puez : mettre un terme au vol des fonds de nos municipalités.
- Nous puons : mais vous voyez bien que le processus est en marche. Et qu'en est-il du vol des fonds par nos municipalités ?
- Vous puez : ce sera notre prochaine cause à défendre... ou attaquer en forçant d'autres barrières. Il faut bien laisser des réserves.
- Nous puons : et quoi d'autre ?
- Vous puez : la fin du contrat de Sukleen.
- Nous puons : mais qui va collecter et traiter les déchets en attendant de développer les capacités des municipalités et faire le nettoyage dedans ?
- Vous puez : débrouillez-vous... Notre rôle est de poser le problème, pas la solution.
- Nous puons : et quoi encore ?
- Vous puez : les mots « dépotoirs », « décharges », « sites d'enfouissement » ... doivent être bannis du dictionnaire scientifique de gestion des déchets.
- Nous puons : mais alors où décharger nos ordures ?
- Vous puez : puisque vous puez, chargez-vous-en. Le Grand Sérail est grand !
- Nous puons : c'est vrai que nous puons... tous.
Nos lecteurs ont la parole - Ronald Barakat
Dialogue pestilentiel
OLJ / le 28 octobre 2015 à 00h00


Sale temps ces derniers temps pour ceux du collectif "Vous Puez !". Eux qui ont l'infinie politesse, rare dans cette contrée convenons-en, de s’exprimer dans 1 langage assez fluide et élégant. Et aiment les discours dans leur juste acception, ce qui passe surely pour 1 pose certaine aux yeux de ceux qui Puent. Et traquent comme personne le populisme tout fait dont se gargarisent ces mêmes qui Puent. La dernière qui a dû les accabler est d'apprendre que someone a mis dans son gousset ceux qui Puent : l’haSSine 1er, Nabäâh quoi. boSSfaïr, lui, s’est embarqué donc avec lui dans ce projet de la même manière que son béssîîîl pour gérer ce panier à crabe qui Pue, malgré tous ses déchets même pas ne fut-ce qu'emballés dans des sacs nâââïylones ou plastiques ! Le béssîîîl, ce sera aussi dans 1 de ces cantines, où il se régale intensivement de késchék sectariste ; introuvable plat, on le craint ; dans 1 resto lui par contre normal. Ils dîneront donc là avec leur monologue discursif étourdissant de plus en plus balbutiants, tant la puanteur pestilentielle des ordures qui Puent finissent enfin par les gêner. Et que s’ils ont a tant bu de même, c'est pour vaincre leurs frayeurs "résistancielles et réformatrices" de Pucelles d’Orient ou de vieilles filles, kifkif. Il faudrait pourtant qu’ils "résîîîstent et réfôôôrment" encore, les "requins", mais ils n’en ont jamais été capables, les "gredins" : Eux qui seraient, selon eux seuls, les seuls qui, dans ce patelin, ne Pueraient point !
16 h 48, le 28 octobre 2015