Photo AFP / Sajjad Qayyum
Les secouristes peinaient hier à atteindre des zones isolées touchées par le séisme qui a fait plus de 350 morts aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan, alors que la nuit tombait dans ces montagnes reculées et parfois déjà enneigées. Des enterrements collectifs ont été organisés dans les deux pays, où le bilan risque encore de s'alourdir à mesure que les secours progresseront vers les zones isolées touchées. En Afghanistan, le séisme, dont l'épicentre se trouvait dans les montagnes reculées du Badakhshan (Nord-Est), avait généré lundi une scène d'horreur dans la ville de Talogan : 12 écolières prises de panique ont péri dans une bousculade alors qu'elles tentaient de fuir leur école. Dans ce pays, le bilan officiel a été revu à la hausse hier à 115 morts, des centaines de blessés et 7 000 habitations détruites. Le gouvernement a appelé les organisations humanitaires à la rescousse, mais des responsables d'ONG indiquent avoir du mal à organiser les secours par manque d'informations sur la sécurité. Les zones sinistrées sont difficiles d'accès. Le Badakhshan est très montagneux et une bonne partie de cette province ainsi que certaines autres zones touchées sont aux mains des rebelles talibans, compliquant les opérations de secours. Le mouvement taliban a appelé les organisations humanitaires à aider les victimes et ses combattants à apporter leur « aide inconditionnelle » aux secours.
Afghanistan et Pakistan sont régulièrement touchés par des tremblements de terre, notamment au niveau de la chaîne montagneuse de l'Hindu Kush, qui se trouve sur la ligne de faille entre les plaques tectoniques indienne et eurasienne.


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