Des milliers de demandeurs d’asile en Slovénie se dirigeant vers la frontière avec l’Autriche. Vladimir Simicek/AFP
Quelque 48 000 migrants et réfugiés sont arrivés en 5 jours en Grèce, un nombre record, a annoncé hier à Genève l'OIM (Organisation internationale des migrations), soit 9 600 personnes par jour en provenance de Turquie, un nombre record. Face à cet afflux, de nombreuses autorités locales se sont retrouvées désemparées, a ajouté l'OIM.
Pendant ce temps, l'un des plus petits pays de l'UE, la Slovénie, apparaît débordé alors que le flux de migrants – 47 500 personnes depuis le 17 octobre et la fermeture de la frontière entre la Hongrie et la Croatie – s'est déporté sur un territoire d'un peu plus de deux millions d'habitants. Son Premier ministre Miro Cerar a déclaré qu'il n'excluait plus la construction d'une clôture antimigrants, mais réservait sa décision à l'issue d'une rencontre entre hauts dirigeants européens dimanche à Bruxelles. « Le moment n'est pas venu. Nous espérons toujours une solution européenne, mais si nous perdons espoir à ce niveau-là, si dimanche (demain) nous n'obtenons pas suffisamment, alors tout sera possible car nous aurons été laissés tout seuls », a prévenu M. Cerar.
Par un jeu de fermeture de frontières, les flux se croisent dans le sud-est de l'Union et la « route des Balkans » ne cesse d'évoluer ces derniers temps, de la Hongrie à la Croatie et à la Slovénie. Dans les Balkans occidentaux, les réfugiés sont confrontés aux intempéries de la saison, aux pluies abondantes et aux températures glaciales. Serbie et Croatie commencent d'ailleurs à s'organiser : les ministres de l'Intérieur se sont accordés pour améliorer le transport des migrants et leur éviter de subir ces intempéries, mettant en place des trains croates au départ de Sid, en Serbie, où les migrants arrivent du Sud par bus.
Durcissement dès aujourd'hui
Parallèlement, l'Allemagne va mettre en application dès aujourd'hui, une semaine plus tôt que prévu, une loi durcissant les conditions du droit d'asile face à l'afflux sans précédent de migrants cette année. La loi va aboutir à priver – sauf cas exceptionnels – les ressortissants de trois pays supplémentaires des Balkans (Albanie, Monténégro et Kosovo) du droit d'asile en Allemagne. Ces États seront désormais considérés comme « sûrs ».
Par ailleurs, de nombreuses allocations en argent liquide pour les demandeurs d'asile, le temps que leur requête soit examinée, seront remplacées par des prestations en nature afin de rendre l'arrivée en Allemagne moins attractive pour les migrants.
Enfin, les procédures d'expulsion pour les demandeurs déboutés seront accélérées.
Dans le même temps, un accord semble se dessiner au sein de la coalition gouvernementale de la chancelière Angela Merkel sur la mise en place de centres spéciaux aux frontières – appelés « zones de transit » – pour expulser plus rapidement les migrants ne remplissant clairement pas les conditions du statut de réfugié en Allemagne, comme les migrants économiques.
Le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière a parlé « d'un accord de principe » sur la question, tout en soulignant que « les détails devaient encore être clarifiés ».
Répartition peu réaliste
Dans ce contexte, la Turquie a demandé hier à l'UE de remplir toutes ses promesses avant qu'Ankara ne commence à mettre en œuvre un plan d'action pour endiguer le flux de migrants en route vers l'Europe occidentale. « L'Union a fait quatre promesses » en échange d'une coopération accrue d'Ankara dans la résolution de la crise des réfugiés, a détaillé l'ambassadeur de Turquie auprès de l'Union européenne, Selim Yenel. L'UE s'est d'abord engagée à débloquer « de nouveaux fonds concrets et substantiels » pour aider la Turquie à porter le fardeau des quelque 2,2 millions de réfugiés qu'elle accueille, mais aussi pour mieux fixer les migrants sur son territoire, selon un plan d'action entériné par les 28 dirigeants européens le 15 octobre à Bruxelles. Sur le plan financier, « nous demandons trois milliards d'euros sur une base annuelle », a-t-il explicité. Enfin, « nous voulons aussi qu'il y ait une réinstallation » en Europe de réfugiés arrivés depuis la Turquie, « d'une façon organisée, civilisée, légale », a expliqué le diplomate. Mais il a reconnu que c'était peu réaliste à court terme en raison des profondes divisions entre les 28 sur la répartition des migrants au sein de l'UE.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
La construction d’Al-Qaïda a été tellement complexe et tellement bien faite, avec des évènements majeurs qui en ont été l’ossature, qu’il est quasiment impossible de tout rayer d’un trait de plume. Mais les Russes ne laissent plus aucun choix. La jonction de l’EI avec les forces talibanes, qui étaient en réserve, en quelque sorte, devient urgente. Rappelons que, peu de temps avant la création de l’EIIL, nous avons vu des colonnes de milliers de combattants Talibans affluer vers la Syrie, via l’Irak (comment ont-ils fait pour enjamber ou contourner l’Iran ?) Les allégeances des Talibans à l’Etat Islamique que l’on voit aujourd’hui ne sont donc pas des allégeances, à proprement parler, puisqu’il s’agit de la même entité terroriste, mais plutôt une accélération d’un processus. Poutine a récemment annoncé que les Talibans se sont renforcés et sont encore plus nombreux. Comme pour l’EI, plus l’OTAN les bombarde, plus ils prolifèrent et se renforcent. Les bombes Otaniennes ont un mystérieux pouvoir… Un autre mystère est la vraie raison pour laquelle les Talibans combattent encore, et surtout, d’où leur viennent leurs armes avec lesquelles ils auraient tenu tête, pendant 14 ans, à l’une des plus grosses coalitions de l’Histoire.
13 h 33, le 25 octobre 2015