Rechercher
Rechercher

Économie - Grèce

Le gouvernement et les créanciers divisés sur les saisies immobilières

Le gouvernement grec et les représentants des créanciers UE-FMI ont échoué hier à trouver un accord sur la question des saisies immobilières, dont sont actuellement protégés la majorité des ménages endettés mais que les bailleurs de fonds internationaux veulent faciliter, a indiqué une source gouvernementale grecque.
« Les désaccords demeurent » à l'issue d'une rencontre entre le ministre de l'Économie, Georges Stathakis, et le quartette des représentants de l'UE et du FMI, qui contrôlent depuis mercredi la mise en œuvre par le pays des engagements de rigueur pris en échange d'un nouveau plan de sauvetage financier, a affirmé cette source à l'AFP. Declan Costello, de la Commission européenne, Rasmus Rüffer, de la Banque centrale européenne (BCE), Nicola Giammarioli, du Mécanisme européen de stabilité (MES), et Delia Velculescu, du Fonds monétaire international (FMI), doivent avoir de nouveaux entretiens avant leur départ, y compris « probablement » avec le ministre des Finances Euclide Tsakalotos, selon son ministère. Ce premier audit doit conditionner le versement d'une tranche de 2 milliards d'euros (2,2 milliards de dollars) du prêt de 86 milliards d'euros (95 milliards de dollars) sur trois ans consenti au pays surendetté en juillet.
Dans un pays où la propriété immobilière est un des rares amortisseurs à la paupérisation, les créanciers réclament que les ménages endettés puissent être expulsés pour saisie de leur résidence principale si celle-ci vaut plus que 120 000 euros (133 000 dollars), et si leur revenu annuel excède 8 180 euros (9 097 dollars) pour une personne, ou 16 000 euros (17 795 dollars) majoré de 3 350 euros (3 725 dollars) par enfant pour une famille, a affirmé la même source gouvernementale. Selon elle, cette réforme exposerait 82 % des ménages endettés à des saisies, alors que la loi actuelle datant de 2010 en protège plus de 72 %. Le gouvernement de gauche veut proroger cette protection en proscrivant les saisies jusqu'à une valeur du bien de 250 000 euros (278 000 dollars) pour un couple, majorée de 25 000 euros (27 802 dollars) par enfant, avec un plafond de revenus fixé à 35 000 euros (38 922 dollars) par foyer fiscal.
Le règlement de ce différend est crucial en vue de la recapitalisation prévue des banques grecques que l'UE et le FMI se sont engagés à financer jusqu'à 25 milliards d'euros (27,8 milliards de dollars).
(Source : AFP)

Le gouvernement grec et les représentants des créanciers UE-FMI ont échoué hier à trouver un accord sur la question des saisies immobilières, dont sont actuellement protégés la majorité des ménages endettés mais que les bailleurs de fonds internationaux veulent faciliter, a indiqué une source gouvernementale grecque.« Les désaccords demeurent » à l'issue d'une rencontre entre le ministre de l'Économie, Georges Stathakis, et le quartette des représentants de l'UE et du FMI, qui contrôlent depuis mercredi la mise en œuvre par le pays des engagements de rigueur pris en échange d'un nouveau plan de sauvetage financier, a affirmé cette source à l'AFP. Declan Costello, de la Commission européenne, Rasmus Rüffer, de la Banque centrale européenne (BCE), Nicola Giammarioli, du Mécanisme européen de stabilité (MES),...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut