Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir lors d’une conférence de presse à Riyad lundi, avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier. Faisal al-Nasser/Reuters
La Turquie s'est dit prête, hier, à accepter une transition politique en Syrie en vertu de laquelle le président syrien Bachar el-Assad quitterait le pouvoir au bout de six mois, selon des déclarations de deux hauts responsables gouvernementaux à Ankara. « La mise au point d'un plan prévoyant le départ d'Assad est en cours (...). Assad peut rester six mois et nous l'acceptons car il y aura des garanties à son départ », a dit l'un de ces responsables, sous le sceau de l'anonymat. Les États-Unis transmettront cette proposition à la Russie, a déclaré l'un des deux responsables turcs.
Même son de cloche pour le ministre saoudien des Affaires étrangères qui a déclaré lundi que Bachar el-Assad pourra rester au pouvoir pendant la formation d'une autorité gouvernementale de transition en Syrie, mais devra partir quand cette instance sera en place. « Après la formation d'un conseil de gouvernement, Bachar el-Assad devra partir », a indiqué Adel al-Jubeir lors d'une conférence de presse à Riyad avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier hier. « Que ça soit aujourd'hui, dans une semaine ou dans un mois, c'est au peuple syrien de décider, mais il est clair depuis le début (du conflit) que Bachar el-Assad n'a pas d'avenir en Syrie », a ajouté M. Jubeir, dont le pays apporte un soutien à des groupes rebelles en Syrie. « À long terme, il ne peut y avoir de solution avec Assad », a déclaré de son côté M. Steinmeier, qui effectue une tournée au Moyen-Orient. Selon lui, le règlement du conflit syrien « n'a pas été rendu plus facile avec l'implication militaire de la Russie », depuis la fin septembre.
Évoquant également le cas Assad, le secrétaire au Foreign Office, Philip Hammond, a déclaré hier que la Grande-Bretagne également souhaite que le président syrien quitte le pouvoir « à un certain moment », dans le cadre d'un éventuel futur accord entre grandes puissances pour mettre un terme à quatre ans de conflit
Avion suisse
Par ailleurs, la Russie et les États-Unis ont signé hier un protocole d'accord visant à empêcher des incidents entre les avions des deux pays dans le ciel syrien, a annoncé le Pentagone. « Le memorandum contient un nombre de règles et de restrictions visant à empêcher des incidents entre les avions russes et américains » qui effectuent, dans le cadre d'opérations différentes, des frappes aériennes contre le groupe jihadiste État islamique (EI) en Syrie, a précisé le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, cité par
l'agence publique Ria-Novosti.
Cependant, Peter Cook, porte-parole du Pentagone, s'est empressé de souligner que l'accord
n'était pas le point de départ d'une plus ample coopération entre États-Unis et Russie en Syrie. « Il n'y a pas de zones de coopération ou de partage d'informations (...) sur des cibles », a dit M. Cook. « Nous continuons à penser que la stratégie de la Russie en Syrie est contre-productive et son soutien au président Bachar el-Assad ne va faire qu'empirer la guerre civile » en Syrie.
L'ambassadeur de Russie à Paris a, en outre, été convoqué hier au ministère français des Affaires étrangères à la suite des accusations erronées de Moscou sur l'implication d'un avion militaire français, qui s'est avéré être un F-18 suisse, près de l'appareil amenant le président de la Douma à Genève. L'ambassadeur Alexandre Orlov a été reçu par le secrétaire général du Quai d'Orsay, qui lui a indiqué « qu'aucun avion militaire français n'avait été impliqué dans un incident aérien avec un avion russe » et a déploré la convocation lundi de l'ambassadeur de France à Moscou « sur la base de ces informations inexactes », a indiqué le porte-parole du ministère français, Romain Nadal. Moscou avait présenté lundi soir ses excuses par voie diplomatique à Paris et demandé en retour des explications aux Suisses. Le ministère russe des Affaires étrangères a d'ailleurs convoqué hier l'ambassadeur suisse pour « protester de manière ferme » contre la manœuvre « dangereuse » de l'avion militaire suisse.
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DE LA RIGOLADE ! COMME S'ILS AVAIENT UNE VOIX QUELCONQUE DANS LE DÉROULEMENT DES ÉVÈNEMENTS... AUTRE QUE LA CHASSE CONTRE LES KURDES... ET DANS LES DÉCISIONS...
17 h 42, le 21 octobre 2015