Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Réfugiés

La Slovénie à son tour en première ligne de la crise migratoire

La Grèce est de nouveau confrontée ces derniers jours à « un pic dans les arrivées », selon le HCR.

Des réfugiés syriens, hier, près de Brezice, en Slovénie. Srdjan Zivulovic/Reuters

La Slovénie, l'un des plus petits pays européens, est à son tour en première ligne de la crise migratoire, « dépassée » par l'arrivée dans les Balkans de milliers de migrants exténués et frigorifiés que suit une nouvelle vague de candidats à l'asile partis de Turquie. Le gouvernement slovène, selon lequel près de 19 500 migrants sont entrés sur le territoire national depuis samedi, en a appelé au soutien de l'UE qui depuis l'été tente de se mobiliser pour faire face à cette situation sans précédent, mais peine à apporter des solutions.
Après la fermeture par la Hongrie de sa frontière avec la Croatie, les migrants passent désormais par ce petit pays de deux millions d'habitants qui a décidé d'étendre de façon exceptionnelle les prérogatives de l'armée. « Le flux de migrants ces trois derniers jours dépasse toutes nos capacités », s'est alarmé le gouvernement, assurant cependant que le recours à l'armée « ne signifie pas un état d'urgence ». Pour la Slovénie, c'est « la solidarité européenne (qui) est mise à l'épreuve », a plaidé le gouvernement, appelant à la mobilisation de l'UE.

La hâte des migrants avant l'hiver
De leur côté, le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker et le président du Conseil européen Donald Tusk ont reçu lundi après-midi le président slovène Borut Pahor. Une porte-parole de la Commission a rappelé que quatre millions d'euros de fonds d'urgence avaient été octroyés à la Slovénie, à l'instar d'autres pays en première ligne de cette crise. La Commission a également appelé ces États à coopérer alors que l'agacement monte entre les gouvernements slovène et croate, le premier reprochant au second d'envoyer sans coordination des dizaines de cars et de trains à sa frontière. Il s'agit pour les autorités slovènes de parvenir à enregistrer, héberger provisoirement, puis acheminer vers l'Autriche des milliers de personnes qui pour beaucoup empruntent désormais « la frontière verte », et non les postes-frontières officiels, à travers une nature détrempée et boueuse.
Ainsi, à Kljuc Brdovecki, à 25 km à l'ouest de Zagreb, la capitale croate, la frontière avec la Slovénie se franchissait hier par un petit pont enjambant une rivière, puis dans les champs de maïs. Des centaines de migrants, arrivés en train, avançaient en file indienne, parfois emmitouflés dans des couvertures, les chaussures crottées, a constaté une journaliste de l'AFP. « L'espoir est par là ! » voulait croire en montrant l'Ouest Taïsir Halabi, un Syrien de 35 ans sur la route avec sa famille.
« La frontière slovène reste ouverte (...) mais si les arrivées restent aussi nombreuses, nous devrons reconsidérer la situation », a prévenu Bostan Sefic, porte-parole du ministère slovène de l'Intérieur.
La Grèce est également confrontée ces derniers jours à « un pic dans les arrivées », selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) de l'Onu. La hâte des migrants d'effectuer ce périple avant l'hiver et la peur d'une fermeture des frontières expliquent cette accélération, selon le HCR. Le nombre des arrivées a « recommencé à augmenter radicalement », avec quelque 8 000 ces dernières 24 heures, selon une source policière. Sur les 643 000 migrants qui ont rejoint l'Europe par voie maritime depuis le début de l'année, plus de 500 000 se sont rendus en Grèce, selon des chiffres de l'Onu publiés hier.
Enfin, l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex a pour sa part annoncé hier qu'elle aurait bientôt à sa disposition 291 gardes-frontières supplémentaires, soit moins de la moitié du nombre requis, pour gérer la crise migratoire en Grèce et en Italie.

La Slovénie, l'un des plus petits pays européens, est à son tour en première ligne de la crise migratoire, « dépassée » par l'arrivée dans les Balkans de milliers de migrants exténués et frigorifiés que suit une nouvelle vague de candidats à l'asile partis de Turquie. Le gouvernement slovène, selon lequel près de 19 500 migrants sont entrés sur le territoire national depuis samedi, en a appelé au soutien de l'UE qui depuis l'été tente de se mobiliser pour faire face à cette situation sans précédent, mais peine à apporter des solutions.Après la fermeture par la Hongrie de sa frontière avec la Croatie, les migrants passent désormais par ce petit pays de deux millions d'habitants qui a décidé d'étendre de façon exceptionnelle les prérogatives de l'armée. « Le flux de migrants ces trois derniers jours...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut