La Russie a protesté hier contre l'approche d'un avion de chasse suisse près de l'appareil amenant le président de la Douma à Genève, une manœuvre jugée « dangereuse » par Moscou mais qualifiée de « procédure standard » par la Suisse. L'incident a également conduit à un bref accrochage diplomatique entre Moscou et Paris, la Russie ayant dans un premier temps incriminé un appareil militaire français avant de reconnaître son erreur et de s'excuser.
Le ministère de la Défense suisse a confirmé dans la soirée qu'un avion F-18 de l'armée suisse avait approché pour un « contrôle de routine » celui du président de la Chambre basse du Parlement russe, Sergueï Narychkine, en route pour une réunion de l'Assemblée de l'Union interparlementaire (UIP) à Genève. La Suisse, en application d'un accord visant la protection de Genève, a une autorisation de survol dans l'est de la France, selon le ministère français des Affaires étrangères.
La diplomatie russe avait dans un premier temps incriminé un appareil militaire français dans l'incident survenu dans la matinée, et convoqué dans la journée l'ambassadeur de France à Moscou, Jean-Maurice Ripert, pour lui exprimer sa « profonde préoccupation ». Paris a dit « déplorer » cette convocation sur la base d'accusations erronées.
Sergueï Narychkine figure depuis le début de la crise ukrainienne sur la liste des personnalités russes sanctionnées par l'Union européenne et par conséquent interdites de séjour sur son territoire. En juillet, il s'était vu refuser un visa par la Finlande alors qu'il se rendait à une réunion de l'OSCE à Helsinki.
Moyen Orient et Monde
Moscou proteste après qu’un avion suisse se fut approché de celui du président de la Douma
OLJ / le 20 octobre 2015 à 00h00


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