Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Conflit

Le Pentagone affirme avoir tué le chef du groupe Khorasan lors d’une frappe en Syrie

Des camions transportant de l'aide humanitaire sont entrés hier à Zabadani, ainsi qu'à Foua et Kafraya.

Au premier plan, des combattants de l’opposition armée au nord de la ville d’Alep, après un raid aérien de l’aviation syrienne contre un bâtiment. Thaer Mohammad / AFP

Le chef du groupe dit Khorasan, Sanafi al-Nasr, a été tué lors d'une frappe aérienne de la coalition antijihadistes dirigée par les États-Unis jeudi dans le nord-ouest de la Syrie, a affirmé le Pentagone hier. Cette frappe « a coûté la vie à Abdul Mohsen Abdullah Ibrahim al-Sharikh, aussi connu sous le nom de Sanafi al-Nasr, citoyen saoudien et numéro 1 du réseau de combattants issus d'el-Qaëda parfois appelé groupe Khorasan », a précisé le porte-parole du Pentagone Peter Cook dans un communiqué. « Les États-Unis ne céderont rien sur leur mission d'avilir, perturber et détruire el-Qaëda et ses vestiges », a pour sa part affirmé le ministre de la Défense, Ashton Carter, cité dans le communiqué.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui dispose d'un large réseau de sources en Syrie, avait également fait état vendredi de la mort de Sanafi al-Nasr, affirmant qu'il avait été tué par une frappe aérienne dans la province d'Alep.

Soixante cibles « terroristes »
Parallèlement, les forces du régime syrien, aidées des alliés russes et iraniens, progressaient dans le nord du pays mais rencontraient une forte résistance dans le centre, au 11e jour de leur offensive terrestre pour regagner du terrain aux rebelles. Hier, l'armée russe a annoncé avoir effectué 39 sorties et frappé en Syrie 60 cibles « terroristes » ces dernières 24 heures, ce qui a, selon elle, « complètement bouleversé » l'organisation des groupes jihadistes visés. Ces frappes ont été menées dans les provinces de Hama (centre), Homs (centre), Alep (Nord-Ouest), Lattaquié (Ouest) et dans la région de la capitale, Damas, d'après le ministère.
Près de Hama, l'armée russe dit avoir détruit un poste de commandement de la coalition jihadiste de Jaych el-Fateh (l'Armée de la Conquête), dont font partie le Front al-Nosra, la branche d'el-Qaëda en Syrie. « Les frappes aériennes ont eu pour résultat de complètement bouleverser la gestion de l'organisation de Jaych el-Fateh dans cette zone, que les combattants ont donc dû quitter », a déclaré le ministère russe de la Défense. À Homs, les avions russes ont détruit « un vaste réseau de tunnels fortifiés » qui permettait aux jihadistes de rejoindre et quitter la ligne de front, à l'insu de l'armée syrienne, selon le ministère. Dans la région de Damas, ils ont détruit un « point d'approvisionnement » où le groupe État islamique livrait des armes, des aliments et de l'eau à ses combattants. Dans la province de Lattaquié, près du village de Salma, les avions russes ont détruit un dépôt de munitions, d'après le ministère, qui n'a pas précisé les cibles visées par ses frappes dans la région d'Alep. Au total, 32 camps d'entraînement « terroristes » ont été détruits au cours des dernières 24 heures, précise l'armée russe.
Le ministère a également déclaré avoir des informations selon lesquelles les combats entre l'EI et les groupes rebelles appartenant au Front al-Nosra s'étaient intensifiés. L'EI aurait ainsi mené trois attaques terroristes contre le Front al-Nosra, pour des enjeux de « contrôle de territoire et de ressources financières », d'après le communiqué du ministère. Il a également affirmé posséder les preuves de désertions massives dans le camp des rebelles, contre lesquelles les forces du régime syrien, dont Moscou est le principal allié, ont lancé une grande offensive terrestre il y a onze jours.

Aide humanitaire à Zabadani
Entre-temps, des camions transportant de l'aide humanitaire sont entrés hier à Zabadani (Sud-Ouest), dernier bastion rebelle à la frontière syro-libanaise, et à Foua et Kafraya, deux villages chiites de la province d'Idleb (Nord-Ouest) encore sous contrôle de l'armée près d'un mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre les parties en conflit. Un responsable local à Zabadani a affirmé à l'AFP que de l'aide était arrivée dans sa ville, alors qu'une source sécuritaire syrienne a indiqué que « trois voitures et un camion d'aide (humanitaire) sont entrés » à Foua et Kafraya. Outre l'acheminement d'aide humanitaire par le Croissant-Rouge, l'accord de cessez-le feu prévoit l'évacuation de civils et de combattants rebelles de Zabadani et l'évacuation de milliers de civils assiégés à Foua et Kafraya.
Enfin, Cuba a démenti les affirmations de l'Institut pour les études cubaines et américano-cubaines de l'université de Miami concernant la présence de troupes militaires en appui au régime syrien. Le gouvernement cubain « dément catégoriquement et réfute les affirmations irresponsables et infondées au sujet de la présence supposée de troupes cubaines en République arabe syrienne ».

(Source : AFP)

Le chef du groupe dit Khorasan, Sanafi al-Nasr, a été tué lors d'une frappe aérienne de la coalition antijihadistes dirigée par les États-Unis jeudi dans le nord-ouest de la Syrie, a affirmé le Pentagone hier. Cette frappe « a coûté la vie à Abdul Mohsen Abdullah Ibrahim al-Sharikh, aussi connu sous le nom de Sanafi al-Nasr, citoyen saoudien et numéro 1 du réseau de combattants issus d'el-Qaëda parfois appelé groupe Khorasan », a précisé le porte-parole du Pentagone Peter Cook dans un communiqué. « Les États-Unis ne céderont rien sur leur mission d'avilir, perturber et détruire el-Qaëda et ses vestiges », a pour sa part affirmé le ministre de la Défense, Ashton Carter, cité dans le communiqué.L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui dispose d'un large réseau de sources en Syrie, avait...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut