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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Le Parlement iranien ouvre la voie à la mise en œuvre de l’accord de Vienne

Rohani remercie les députés d'avoir voté en faveur du texte de loi.

Le président du Parlement iranien Ali Larijani (assis, centre) écoutant un député hier, lors de la session durant laquelle les élus ont voté en faveur de la mise en marche de l’accord sur le nucléaire. AFP Photo/Tasnim/ Meghdad Madadi

Plus rien ne s'oppose légalement à la mise en œuvre de l'accord nucléaire conclu le 14 juillet dernier à Vienne entre l'Iran et les grandes puissances, après son adoption hier à une forte majorité par les députés iraniens.
Lors d'une session houleuse reflétant les divisions entre partisans et opposants ultraconservateurs de l'accord, les députés iraniens ont approuvé, par 161 voix pour, 59 contre et 13 abstentions, un texte de loi de neuf articles autorisant son application. Le texte précise que « sur la base d'un décret » du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, « aucun gouvernement d'Iran n'a le droit de produire et d'utiliser des armes de destruction massive ». Il stipule que l'accord est « basé sur la coopération et le respect mutuel » et que tout acte « de coercition et de menace » amènera à sa révision par les autorités iraniennes de sécurité. Il souligne en outre que l'entente avec les grandes puissances sur le nucléaire, en particulier les États-Unis, ne doit pas servir de prétexte « à l'intrusion de l'arrogance » en Iran, qu'elle soit politique, économique, culturelle, sécuritaire. De fait, l'ayatollah Khamenei met en garde régulièrement contre « l'arrogance » et les risques « d'infiltration » de la part des États-Unis, toujours qualifiés de « Grand Satan » depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays peu après la révolution islamique de 1979. Il a récemment « interdit » toute autre négociation avec les Américains sur quelque sujet que ce soit.
Lors d'une intervention hier soir à la télévision nationale, axée sur l'économie, le président Hassan Rohani a brièvement remercié les députés d'avoir voté pour l'accord. « Après la levée des sanctions, nous allons entrer dans une atmosphère de concurrence internationale » et « cela stimulera de nouvelles activités et plus de coopération avec le monde », a-t-il prédit.
Le vote du Parlement met fin à un débat virulent entre partisans et opposants ultraconservateurs de l'accord qui, jusqu'au dernier moment, ont exprimé leur fureur, estimant que ce texte dessert les intérêts de l'Iran.

« Supercherie »
« Ce Parlement est une supercherie », a écrit sur un papier blanc le député Hamid Rasaie, au moment du vote, selon une photo publiée sur les réseaux sociaux, la séance parlementaire n'ayant pas été retransmise à la télévision nationale. Un autre, Mehdi Kouchakzadeh, a estimé que l'approbation du texte était « la décision » du seul président du Parlement, Ali Larijani, conservateur modéré favorable à l'accord.
Mais les députés hostiles au texte, très critiques à l'égard du chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif qui a dirigé les négociations, ont dû tenir compte du feu vert de l'ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot sur tous les grands dossiers du pays. Le guide avait souhaité que le Parlement, dominé par les conservateurs, ait son mot à dire dans l'examen du texte et une commission spéciale avait été mise en place. Sauf violation par l'une des parties signataires – Iran, États-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne – l'accord devrait pouvoir rapidement entrer en application.
Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), chargée d'enquêter sur le programme nucléaire iranien, doit rendre le 15 décembre un rapport destiné à lever toutes les zones d'ombre planant encore sur le dossier.
(Source : AFP)

Plus rien ne s'oppose légalement à la mise en œuvre de l'accord nucléaire conclu le 14 juillet dernier à Vienne entre l'Iran et les grandes puissances, après son adoption hier à une forte majorité par les députés iraniens.Lors d'une session houleuse reflétant les divisions entre partisans et opposants ultraconservateurs de l'accord, les députés iraniens ont approuvé, par 161 voix pour, 59 contre et 13 abstentions, un texte de loi de neuf articles autorisant son application. Le texte précise que « sur la base d'un décret » du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, « aucun gouvernement d'Iran n'a le droit de produire et d'utiliser des armes de destruction massive ». Il stipule que l'accord est « basé sur la coopération et le respect mutuel » et que tout acte « de coercition et de menace »...
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