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Moyen Orient et Monde - Yémen

En brouille, le Premier ministre et le président doivent se rencontrer à Riyad

À Sanaa, hier, des Yéménites (dont l’un porte ostensiblement une arme) visitent une exposition dénonçant le soutien des dirigeants yéménites à la coalition arabe, menée par l’Arabie saoudite, qui combat les rebelles houthis. Mohammad Huwais / AFP

Le Premier ministre et le chef de l'État du Yémen sont en brouille et doivent se rencontrer à Riyad, où ils se trouvaient hier, pour tenter d'apaiser les tensions, alors que leur pays est ravagé par la guerre, a indiqué un responsable yéménite.
Depuis mars dernier, les forces progouvernementales yéménites appuyées par une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite tentent de reprendre les régions conquises par les rebelles chiites houthis, dont la capitale Sanaa. Le chef du gouvernement Khaled Bahah et ses ministres, de même que le président Abd Rabbo Mansour Hadi, s'étaient exilés alors dans le royaume saoudien voisin avant de retourner en septembre à Aden, la capitale du Sud, après sa reprise aux insurgés avec l'aide de la coalition. Mais M. Hadi a passé juste quelques jours à Aden avant de regagner l'Arabie saoudite, où il a repris ses activités politiques sans annoncer un retour rapide dans son pays. Et M. Bahah, également vice-président, et des membres de son gouvernement, sont eux aussi retournés à Riyad pour une durée non précisée.
Le responsable yéménite a affirmé que « des membres de la famille ou de l'entourage du président Hadi interfèrent dans les affaires du gouvernement » à Aden, déclarée capitale « provisoire » du Yémen, sans donner d'autres précisions sur cette brouille. M. Bahah doit « rencontrer longuement le président Hadi » et procéder à « des consultations avec la coalition arabe sur les moyens de sécuriser Aden et les autres provinces du Sud », a-t-il ajouté sous le couvert de l'anonymat. « Le gouvernement n'a pas les moyens de financer sa politique, y compris le processus d'intégration des combattants de la Résistance populaire dans l'armée et les forces de sécurité », a ajouté le responsable yéménite sans donner plus de détails.
La « Résistance populaire » est une coalition hétéroclite de mouvements hostiles à la rébellion, réunissant des autonomistes du Sud, des combattants islamistes, des volontaires et des membres de tribus sunnites. Des tentatives de l'Onu pour favoriser un règlement politique du conflit n'ont pas abouti jusqu'ici. Selon l'Onu, la guerre qui déchire le Yémen a fait quelque 5 000 morts et 25 000 blessés.

(Source : AFP)

Le Premier ministre et le chef de l'État du Yémen sont en brouille et doivent se rencontrer à Riyad, où ils se trouvaient hier, pour tenter d'apaiser les tensions, alors que leur pays est ravagé par la guerre, a indiqué un responsable yéménite.Depuis mars dernier, les forces progouvernementales yéménites appuyées par une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite tentent de reprendre les régions conquises par les rebelles chiites houthis, dont la capitale Sanaa. Le chef du gouvernement Khaled Bahah et ses ministres, de même que le président Abd Rabbo Mansour Hadi, s'étaient exilés alors dans le royaume saoudien voisin avant de retourner en septembre à Aden, la capitale du Sud, après sa reprise aux insurgés avec l'aide de la coalition. Mais M. Hadi a passé juste quelques jours à Aden avant de regagner l'Arabie...
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