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Liban

Joumblatt fustige « l’orgueil » de Poutine et du patriarche de Moscou

Très pessimiste, le chef du PSP, Walid Joumblatt, a dressé un tableau noir pour l'avenir de la région, estimant, dans une interview à la chaîne qatarie, al-Jazira, que l'intervention russe en Syrie aggrave la situation.
« En Syrie, le positionnement en cours se fait au prix du sang. La Russie essaie de protéger le littoral alaouite pendant que la guerre fait rage dans le pays. De cette manière, si le régime perd, la réserve russo-assadite sera préservée », a analysé le chef du PSP, en affirmant que « la crédibilité du président (russe, Vladimir) Poutine, est aujourd'hui en jeu ». Nous verrons s'il veut réellement combattre Daech (acronyme arabe de l'État islamique). Pour l'heure, il semble que son souci premier est de protéger le régime syrien. Pratiquement, c'est la folie furieuse et mortelle qui se poursuit, a déploré Walid Joumblatt qui a vivement critiqué les propos russes sur une guerre sainte en Syrie. « C'est de la bêtise. Ce discours porte préjudice essentiellement aux chrétiens de Syrie et du monde arabe », a-t-il dit, avant de juger que « c'est l'orgueil du tsar Poutine et du patriarche russe qui ont généré cette bêtise à travers laquelle ils vont porter un coup aux chrétiens qui restent dans la région ».
M. Joumblatt a considéré « comme un crime » l'abandon de l'opposition syrienne modérée par l'Occident, jugeant que celui-ci a favorisé une guerre confessionnelle en Syrie. Après avoir fait état de « complémentarité et de complicité russo-israéliennes », il a interprété l'installation de missiles russes à Tartous comme « un double message adressé à la Turquie et à Israël ». Il a aussi rappelé ensuite l'importance des gisements gaziers souterrains au large de Tartous et du Liban-Nord et prédit « une longue période de déchirement » dans le pays voisin. « Les Arabes et les Kurdes parmi les nationalistes pourront-ils l'éviter ? » s'est-il interrogé.
Réaffirmant son soutien à une solution politique en Syrie, Walid Joumblatt a déclaré : « À la fin de ma vie politique et peut-être physique, je ne vais pas reconnaître l'alliance des minorités. Je suis pour un pluralisme national qui doit déboucher sur un Taëf syrien. En définitive, nous ne pouvons pas condamner les alaouites à cause de leur identité. Ils sont Arabes et ne soutiennent pas tous Bachar el-Assad. S'il juge indispensable d'évincer le président syrien pour instituer une solution quelconque », le chef du PSP a affirmé ne pas se faire trop d'illusions sur ce point, « parce que les grandes puissances se confrontent sur les cadavres du peuple syrien et de la Syrie ». « Poutine essaie de lancer une guerre préventive pour pouvoir dire aux musulmans de Moscou qu'il peut imposer à la Tchétchénie ce qu'il fait en Syrie », a-t-il commenté.

Très pessimiste, le chef du PSP, Walid Joumblatt, a dressé un tableau noir pour l'avenir de la région, estimant, dans une interview à la chaîne qatarie, al-Jazira, que l'intervention russe en Syrie aggrave la situation.« En Syrie, le positionnement en cours se fait au prix du sang. La Russie essaie de protéger le littoral alaouite pendant que la guerre fait rage dans le pays. De cette...
commentaires (2)

Quid d'Ëérssléééne, et de son shééékh äakkél "personnel" ? !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

03 h 10, le 20 octobre 2015

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Commentaires (2)

  • Quid d'Ëérssléééne, et de son shééékh äakkél "personnel" ? !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 10, le 20 octobre 2015

  • Tres bien vu!

    Georges Airut

    14 h 43, le 19 octobre 2015

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