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Présence militaire américaine: un responsable du Pentagone à l'OTAN pour sonder les Européens


Le sous-secrétaire américain à la Défense chargé de la politique, Elbridge Colby, s’exprime lors d’une conférence de presse avec le secrétaire général de l’OTAN, au siège de l’OTAN à Bruxelles, le 27 août 2026. Photo NICOLAS TUCAT / AFP

Le sous-secrétaire américain à la Défense Elbridge Colby a rencontré jeudi au siège de l'OTAN ses alliés européens afin d'évaluer, a-t-il dit, leur engagement à assumer davantage la défense de leur continent. « L'esprit dans lequel nous arrivons est évidemment, comme vous l'avez dit, un esprit de consultation, de participation », a affirmé M. Colby devant la presse, aux côtés du secrétaire général de l'Alliance Mark Rutte.

Il s'agit, a-t-il ajouté, d'avoir « une conversation pragmatique sur la manière dont nous avançons ensemble dans un monde, où l'Europe, qui est évidemment un continent très riche, peut prendre, et prend, la responsabilité principale de sa propre défense conventionnelle ».

Les Etats-Unis ont décidé en juin de se donner six mois pour revoir leur présence militaire en Europe, avec pour objectif que l'Europe assume à terme « la responsabilité première de sa défense conventionnelle ». Cet examen de leur engagement sur le continent européen a formellement débuté fin juillet.

L'exigence par les Etats-Unis d'un meilleur partage du fardeau entre Européens et Américains dans la défense du continent n'est pas nouvelle. Mais elle a pris un tour plus dramatique depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche l'an dernier.

Son secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait qualifié en juin à Bruxelles de « honteux » le comportement des alliés européens ayant renâclé ou refusé aux forces américaines l'accès des bases de l'OTAN sur leur territoire. « Voyons certaines questions comme l'accès, l'utilisation des bases et les survols, où il y a beaucoup d'éléments positifs, mais aussi certains points que nous devons régler pour que tout ait du sens à l'avenir », a déclaré jeudi sur ce point M. Colby.

Sous pression du président américain, les Alliés européens et le Canada se sont engagés à consacrer au moins 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à leur défense d'ici 2035.

Cette montée en puissance s'accompagne d'une réduction de l'engagement américain, y compris de retraits de troupes. Les Etats-Unis ont annoncé en mai leur décision de retirer entre 4.000 et 5.000 soldats en Allemagne, sur les 36.000 stationnés dans ce pays.

Washington a également indiqué début juin sa volonté de réduire sa contribution au « modèle de forces » de l'Alliance, qui permet à cette dernière de savoir sur quels moyens militaires elle peut compter de la part de ses 32 pays membres en cas de nécessité.

Le sous-secrétaire américain à la Défense Elbridge Colby a rencontré jeudi au siège de l'OTAN ses alliés européens afin d'évaluer, a-t-il dit, leur engagement à assumer davantage la défense de leur continent. « L'esprit dans lequel nous arrivons est évidemment, comme vous l'avez dit, un esprit de consultation, de participation », a affirmé M. Colby devant la presse, aux côtés du secrétaire général de l'Alliance Mark Rutte.Il s'agit, a-t-il ajouté, d'avoir « une conversation pragmatique sur la manière dont nous avançons ensemble dans un monde, où l'Europe, qui est évidemment un continent très riche, peut prendre, et prend, la responsabilité principale de sa propre défense conventionnelle ».Les Etats-Unis ont décidé en juin de se donner six mois pour revoir leur présence...