L'Iran dit que le blocus naval américain empêche les importations d'essence
Le blocus naval imposé par les Etats-Unis aux ports iraniens empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a affirmé hier soir un haut responsable iranien.
Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début du conflit, déclenché fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. Les Etats-Unis ont en retour imposé un blocus aux ports iraniens, dans le cadre de leur campagne contre Téhéran.
« La production d'essence est insuffisante et, en raison du blocus naval américain, nous ne pouvons pas en importer », a indiqué le vice-président chargé des affaires exécutives, Mohammad Jafar Ghaempanah, cité par l'agence officielle Irna. Mardi, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran, alors que le gouvernement a annoncé un plan prévoyant une rare réduction des quotas d'essence, en vigueur depuis des années. En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations, qui s'étaient étendues à une centaine de villes, notamment Téhéran, faisant des dizaines de morts.
Le Premier ministre qatari attendu à Téhéran pour poursuivre les efforts de médiation
Au niveau régional, le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammad ben Abdelrahman al-Thani, doit se rendre dans la journée à Téhéran afin de tenter de relancer les efforts diplomatiques, après de nouvelles tensions entre les États-Unis et l’Iran autour de la volonté de Washington d’accroître la pression économique sur Téhéran en sanctionnant ses partenaires commerciaux.
Voisin de l’Iran dans le Golfe et allié des États-Unis, le Qatar a joué le rôle d’intermédiaire entre les parties en conflit et a directement contribué à la conclusion du cessez-le-feu de juin, qui avait brièvement permis une interruption des hostilités.
Cette visite intervient alors que la guerre approche de son sixième mois. Les combats sont largement suspendus, mais aucune avancée diplomatique majeure ne se profile. Les deux camps restent notamment en désaccord sur le contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole, que Téhéran utilise comme moyen de pression.
L'armée israélienne a poursuivi ses attaques sur Mansouri et la région au nord de Bint Jbeil, une famille évacuée de Haris
Outre ces attaques, l'armée israélienne a, tout au long de la nuit, poursuivi ses avancées et tirs sur deux autres axes : celui de Mansouri, sur le littoral au sud de Tyr, et dans le secteur central, sur plusieurs villages au nord de Bint Jbeil, au niveau de la « Ligne jaune » qui délimite la zone tampon. Sur le premier axe, elle a notamment dynamité des maisons entre Mansouri et Bouyout el-Siyad, largué des charges explosives et mené une frappe aérienne.
Dans la région de Bint Jbeil, elle a tiré à l'arme automatique sur Aïta el-Jabal, fait exploser et incendié des maisons à Haddatha et tiré à l'artillerie sur la périphérie de Baraachit et de Beit Yahoun.
À Haris, localité située au nord de Haddatha, à la limite de la « Ligne jaune » et près de laquelle des mouvements de troupes et attaques d'artillerie ont été signalés à plusieurs reprises ces derniers jours, des secouristes de l'association des Scouts de la mission islamique (al-Rissala, affiliée au mouvement Amal), ont pu évacuer une famille qui se trouvait encore dans une maison encerclée par les forces israéliennes.
Liban-Sud : avancée de chars israéliens vers Kfarchouba, village toujours habité du secteur est
Au Liban-Sud, deux chars Merkava de l'armée israélienne et plusieurs véhicules militaires ont avancé à la périphérie de Kfarchouba, dans le secteur est, où des soldats ont hissé un drapeau israélien au niveau du lieu-dit de Chamis et tiré à l'arme automatique, selon les informations de notre correspondant Mountasser Abdallah. Kfarchouba est un village majoritairement sunnite qui est resté habité ces derniers mois malgré l'occupation israélienne de la « zone tampon » le long de la frontière.
Raids aériens avec des missiles à forte charge explosive sur les hauteurs de Ali Taher
À une quinzaine de kilomètres plus à l'ouest, l'aviation israélienne a mené, également dans la matinée de jeudi, plusieurs raids aériens de grande puissance sur les hauteurs de Ali Taher, dans le caza de Nabatiyé. Cette crête est au cœur des attaques israéliennes depuis plusieurs semaines, alors que Tel-Aviv accuse le Hezbollah d'y avoir des combattants terrés dans une base souterraine. Selon notre correspondant, deux missiles à forte charge explosive ont été largués sur ces hauteurs stratégiques, faisant trembler les portes des maisons à Kfarremmane et Nabatiyé. Des tirs d'artillerie ont en outre visé les abords de Mayfadoun, un autre village du caza de Nabatiyé. Ce dernier avait déjà été la cible d'un bombardement aérien dans la nuit.
Egalement pendant la nuit, des tirs d'artillerie au phosphore blanc avaient ciblé Dohat Kfarremmane, en contrebas de Ali Taher.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Liban, et particulièrement au Sud, où l'armée israélienne poursuit ses démolitions systématiques de maisons et infrastructures dans des villages de la « zone tampon » occupée, et semble vouloir avancer vers plusieurs localités limitrophes.
Nous suivrons également dans ce direct les développements concernant l'Iran, notamment les discussions relatives au détroit d'Ormuz, au cœur des tensions.
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