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Politique - Monopole Des Armes

Lors d'une visite au cheikh Akl druze, Michel Issa répète que « le Hezbollah ne fait aucun pas » dans le bon sens

Walid Joumblatt a répliqué à un commentaire de l'ambassadeur américain le concernant, en insistant sur le fait qu'il « rejette » l'accord-cadre avec Israël, « qui devrait être remplacé par l’accord d’armistice » de 1949.

Lors d'une visite au cheikh Akl druze, Michel Issa répète que « le Hezbollah ne fait aucun pas » dans le bon sens

L'ambassadeur américain Michel Issa, s'exprimant après une réunion avec le cheikh akl druze Sami Abi el-Mona, le 27 août 2026. Photo ANI

Au lendemain de sa sortie critique concernant l’avancée du dossier du désarmement du Hezbollah et l’absence de bonne volonté du mouvement chiite lors de sa rencontre avec le mufti de la République, l’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a remis le couvert jeudi, cette fois à la Maison de la communauté druze, à Beyrouth, où il s’est entretenu avec le cheikh Akl Sami Abi el-Mona.

« Nous demandons constamment à Israël d’arrêter ou de réduire ses frappes, mais, en revanche, le Hezbollah ne fait aucun pas », a déclaré le diplomate américain d’origine libanaise, estimant que la population du pays était « d’accord sur le fait que (le mouvement) doit remettre ses armes ». Mercredi, il avait déjà fustigé le manque d’avancées dans le chantier du désarmement, affirmant que les frappes israéliennes se poursuivront tant que la milice n’aura pas remis ses armes.

Aparté entre l'ambassadeur américain, Michel Issa (g.), et le cheikh akl druze, Sami Abi el-Mona. Photo ANI
Aparté entre l'ambassadeur américain, Michel Issa (g.), et le cheikh akl druze, Sami Abi el-Mona. Photo ANI


Il a aussi indiqué qu’il « pensait qu’il existe des contacts entre le président Joseph Aoun et le Hezbollah, que ce soit directement ou indirectement » pour faire avancer le dossier. La veille, le président Aoun avait réitéré sa conviction que les négociations avec l’État hébreu restaient la solution la plus viable pour le Liban, même si elles « ne sont ni faciles ni rapides ». L’accord-cadre Liban-Israël, conclu le 26 juin 2026 à Washington sous médiation américaine, prévoit le déploiement de l’armée libanaise et le démantèlement des infrastructures du Hezbollah dans des « zones pilotes » où Israël s’engage à ne pas intervenir.

Cet accord a été rejeté par le Hezbollah et son allié Amal, ainsi que par le leader druze et ex-chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, qui l’avait qualifié de « faux pas » pour l’État libanais dans un entretien donné à L’Orient-Le Jour le 1er juillet. Interrogé sur ces critiques lors de son point de presse après la réunion avec le cheikh Akl Sami Abi el-Mona, Michel Issa a répondu : « Joumblatt, un jour il en veut, un jour il n’en veut pas. Nous prendrons contact avec lui prochainement. » L’intéressé n’a pas tardé à lui répondre sur X, en anglais : « Il semble que l’ambassadeur Issa, malgré ses diverses activités culturelles et politiques, n’ait pas pu lire mes commentaires sur le document appelé 'accord-cadre', que je rejette et qui devrait être remplacé par l’accord d’armistice mentionné dans l’accord de Taëf et la résolution 1701. »

Le 1er juillet, Walid Joumblatt avait estimé que les négociateurs libanais auraient « dû insister sur le maintien de l’armistice qui régit les relations entre le Liban et Israël depuis 1949 », ajoutant qu’il y avait eu « des pressions américaines, en plus d’un lobby libanais à Washington qui voulait ce marchandage pièce par pièce, sachant qu’il va à l’encontre des intérêts du Liban ». Le 21 août, sur X, l’ancien chef du PSP avait réitéré. « Il semble également que mentionner l’armistice soit désormais interdit, après que certaines parties de cet État ont adopté la 'feuille de route' qui ne repose sur aucun fondement juridique », avait-il notamment écrit.

Négociations « en septembre » à Rome

Malgré l'accord-cadre, Israël a totalement rasé plus de 20 villages libanais dans les zones qu'elle occupe. Le retrait israélien du Liban-Sud, conditionné à un désarmement du Hezbollah, est au centre des négociations lancées entre Beyrouth et Tel-Aviv. Le dernier round de pourparlers, organisé à Rome, n'a toutefois pas permis d'aboutir à des avancées sur la question des futures zones pilotes et d'un arrêt des attaques israéliennes sur le Liban. Alors que certains craignent que la diplomatie ne reste au point mort, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a affirmé mercredi soir depuis Rimini que les pourparlers se poursuivraient « en septembre » dans la capitale italienne pour « construire la paix » au Liban. Aucune date n'a toutefois encore été fixée. Quelques heures plus tôt, le président libanais, Joseph Aoun, qui se trouvait en Italie en fin de semaine dernière, avait affirmé que la diplomatie, malgré les obstacles était « préférable aux désastres de la guerre ».

Au lendemain de sa sortie critique concernant l’avancée du dossier du désarmement du Hezbollah et l’absence de bonne volonté du mouvement chiite lors de sa rencontre avec le mufti de la République, l’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a remis le couvert jeudi, cette fois à la Maison de la communauté druze, à Beyrouth, où il s’est entretenu avec le cheikh Akl Sami Abi el-Mona.« Nous demandons constamment à Israël d’arrêter ou de réduire ses frappes, mais, en revanche, le Hezbollah ne fait aucun pas », a déclaré le diplomate américain d’origine libanaise, estimant que la population du pays était « d’accord sur le fait que (le mouvement) doit remettre ses armes ». Mercredi, il avait déjà fustigé le manque d’avancées dans le chantier du désarmement, affirmant que les frappes israéliennes...
commentaires (1)

L'accord cadre permet un marchandage pièce par pièce. Il a raison Joumblat. Mais si il y avait eu tout ou rien: comme pour l'accord d'armistice avec le "Tout" coté libanais consistant á désarmer le hezballah, on n'aurait avancé nulle part. Et á l'époque de l'accord d'armistice l'objectif des 2 parties était d'arreter les combats. Aujourd'hui les Israeliens n'ont aucun intérêt á arreter le combat, sauf si le Liban signe la paix. Dans ce cas uniquement Netanyahu aurait un interet politique.

Moi

16 h 43, le 27 août 2026

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Commentaires (1)

  • L'accord cadre permet un marchandage pièce par pièce. Il a raison Joumblat. Mais si il y avait eu tout ou rien: comme pour l'accord d'armistice avec le "Tout" coté libanais consistant á désarmer le hezballah, on n'aurait avancé nulle part. Et á l'époque de l'accord d'armistice l'objectif des 2 parties était d'arreter les combats. Aujourd'hui les Israeliens n'ont aucun intérêt á arreter le combat, sauf si le Liban signe la paix. Dans ce cas uniquement Netanyahu aurait un interet politique.

    Moi

    16 h 43, le 27 août 2026

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