Des manifestants protestaient, hier, contre le projet régional de sortie de crise à Ouagadougou, au Burkina Faso. Sia Kambou/AFP
Les « chefs de corps de l'armée nationale » burkinabée ont demandé hier aux putschistes de la garde présidentielle de « déposer les armes », dans un communiqué, alors que des troupes se dirigeaient vers la capitale. « Toutes les forces armées nationales convergent vers Ouagadougou dans le seul but de désarmer le Régiment de sécurité présidentielle (RSP – garde présidentielle) sans effusion de sang », indique le communiqué. « Nous leur demandons de déposer les armes et de se rendre au camp Sangoulé Lamizana (dans l'ouest de Ouagadougou), et eux et leurs familles seront sécurisés », ajoutent les chefs de corps. Une source de l'état-major a précisé à l'AFP que trois colonnes de l'armée burkinabè, loyales au régime de transition renversé par le putsch du 17 septembre, faisaient route vers Ouagadougou. Ces trois colonnes proviennent de garnisons stationnées dans l'ouest du pays (Dédougou et Bobo Dioulasso), l'est (Kaya et Fada N'Gourma) et le nord (Ouahigouya), selon cette source.
Le communiqué et les mouvements de troupes vers la capitale interviennent au lendemain de l'annonce d'un projet de sortie de crise élaboré par la médiation de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, prévoyant l'amnistie des putschistes et la participation de candidats pro-Compaoré qui a provoqué l'indignation de la société civile et d'une partie de la population.
(Source : AFP)


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