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La Terre Saint-Charbel est l'un des projets les plus importants de la diaspora, que l'ordre libanais maronite a mis en place pour rendre des services spirituels et récréatifs d'été à la communauté.

21/09/2015

La Terre Saint-Charbel est un grand terrain mis à la disposition de la communauté libanaise dans la ville de Sainte-Julienne de la province du Québec. Dès que l'été arrive, ce terrain situé à 70 kilomètres de la ville de Montréal devient la destination de nombreuses familles de la communauté chrétienne de la diaspora. On y trouve une belle chapelle portant le nom de saint Charbel, construite en bois à la manière d'un cottage, où se déroulent les célébrations liturgiques. Le terrain comprend aussi une partie aménagée en petits appartements et studios, qu'on appelle au Québec « chalets », destinés à des retraites spirituelles. Les enfants ne sont pas oubliés dans ce projet : des aires comprenant des jeux, des glissoires, des balançoires font la joie des tout-petits. Récemment, des zones barbecue pour les groupes et familles ont été ajoutées. Et le tout est facile d'accès en tout temps.
L'administration de la Terre Saint-Charbel est assurée par des moines maronites, qui ont aussi la curie de la paroisse Saint-Antoine-le-Grand de Montréal. La communauté dans cette paroisse s'organise en plusieurs groupes, qui participent au déroulement des activités à Saint-Charbel. Le groupe Charbel 22 veille par exemple à ce que la commémoration du miracle de la guérison de Nouhad Chami soit célébrée le 22 de chaque mois, comme cela se passe au monastère de Saint-Maron à Annaya. Quant au groupe de jeunes, il participe durant l'été à des camps sur la Terre Saint-Charbel, et c'est le Père Marwan Issa, aumônier des jeunes au monastère Saint-Antoine-le-Grand, qui coordonne ces activités. De son côté, le groupe des dames, à l'aide d'autres bénévoles, assure les préparations culinaires. Voilà de quoi maintenir les beaux souvenirs du pays.
La Terre Saint-Charbel est immense. Sa superficie est de 250 000 mètres carrés, elle comprend même deux lacs naturels. Ce terrain a été acheté par l'ordre maronite en 2002. Il appartenait à la congrégation latine des sœurs franciscaines de Marie qui y tenaient des camps pour les enfants. L'une des sœurs, d'origine libanaise, Milia Khoueiry, a servi d'intermédiaire entre les acheteurs libanais et sa communauté. Elle voulait s'assurer que la vocation spirituelle du terrain serait préservée. Le père Antoine Tahan, supérieur à l'époque du monastère Saint-Antoine-le-Grand, a été à l'origine de la réalisation de ce grand projet. « C'est aussi comme un parc », dit l'un des paroissiens. « Mais au lieu d'emmener nos familles dans les parcs publics en ville, on sort de la ville et on va vers la Terre Saint-Charbel, c'est un lieu pour retrouver d'autres compatriotes », poursuit-il.
Le Père Jean Dahdouh, supérieur actuel du monastère Saint-Antoine-le-Grand, n'hésite pas à rappeler que cet espace est avant tout un lieu de prière et de méditation, et invite les visiteurs à respecter le silence pendant les messes en plein air.

Cette page est réalisée en collaboration avec l'Association RJLiban.
E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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