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Liban - Liban-France

Nadine Morano au Liban : En Syrie, des frappes aériennes et une intervention au sol des troupes d’élite sont nécessaires

Après deux jours au Liban, où elle a scellé un jumelage entre la commune française de Saint-Max et la ville libanaise de Amchit, Nadine Morano, eurodéputée française et candidate à la primaire de la droite pour la présidentielle, s'envole aujourd'hui pour Amman.

Nadine Morano a visité des camps de réfugiés, pour « voir comment aider le Liban ».

De passage au Liban pour une courte visite de 48 heures, l'eurodéputée française Nadine Morano est depuis le 4 septembre candidate officielle à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017. C'est en tant que telle que la fondatrice du parti « Le rassemblement pour le peuple de France » est venue à la rencontre des Français et Franco-Libanais « républicains » du pays du Cèdre. Nadine Morano compte bien sur leur mobilisation. « Ils représentent la plus grande fédération de républicains de l'étranger. Ils ont voté à plus de 85 % pour Nicolas Sarkozy », constate-t-elle. D'autant qu'il faut des fonds pour mener à bien une campagne. « Les petites rivières font les grands fleuves », répond-elle, encourageant ses sympathisants à adhérer à sa cause et à son parti. Comme chacun des candidats, l'ancienne ministre sous la présidence Sarkozy entend bien « porter au débat sa personnalité et sa politique ». « Ça ne fait pas de mal qu'une femme prenne part aux débats », estime la conseillère régionale de Lorraine. « Les Français ont tellement besoin d'un leader. Il n'y en a pas aujourd'hui », note-t-elle, dénonçant la politique du président François Hollande, qui montre « l'impuissance de la France », dans « l'affaire des Mistral » notamment.

Comment aider le Liban
C'est « au cœur de la crise migratoire » que se situe le premier déplacement international de la candidate Morano, dans un Liban qui « est aux premières lignes » et dont « près de la moitié de la population est aujourd'hui composée d'étrangers ». C'est donc pour « parler du peuple libanais » qu'elle se trouve à Beyrouth, où elle a rencontré les ministres des Affaires sociales et des Affaires étrangères, Rachid Derbas et Gebran Bassil. Elle a également visité des camps de réfugiés, pour « voir comment aider le Liban ». « On a l'impression que les frontières s'effacent vu la grande perméabilité avec la Syrie ». Quant aux aides financières de la communauté internationale et du HCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), elles sont « de plus en plus réduites », regrette-t-elle.

Mais c'est surtout l'Europe que la conseillère régionale invite à agir. « Plus de 450 000 personnes atteignent le continent européen par la Méditerranée. On compte déjà plus de 2 500 morts en 2015 », lance-t-elle, regrettant que l'Europe veuille « traiter la crise humanitaire et instaurer des quotas, sans pour autant résoudre les causes de cette crise ». Or « la priorité première est d'éradiquer Daech », martèle l'eurodéputée. Pour ce faire, une double intervention est nécessaire. « Militaire », d'une part, sous forme « de frappes aériennes et d'une intervention au sol par des troupes d'élite ». Mais aussi « diplomatique », dit-elle, soulignant qu'il est nécessaire de reprendre langue avec Moscou. Pour ce faire, « le président français doit prendre l'initiative » d'organiser une conférence internationale à Paris, afin de créer une coalition. Il faudra aussi envisager la façon de « traiter avec Bachar el-Assad » dans le respect de la volonté du peuple syrien. Car « faire sans le président syrien sera difficile », estime-t-elle.
L'eurodéputée croit dur comme fer que parmi ces centaines de milliers de migrants qui arrivent eu Europe, « il n'y a pas que des migrants bien intentionnés, mais aussi des terroristes ». « Il y a aussi de jeunes hommes qui devraient plutôt se battre pour leur pays », ajoute-t-elle.

Face à cette situation de crise, la visite libanaise de Nadine Morano est aussi l'occasion, pour cette élève du professeur de droit et ancien député Gérard Léonard, de resserrer davantage les liens historiques entre la France et le Liban, en scellant un jumelage entre la ville libanaise de Amchit et la commune française de Saint-Max, située dans sa circonscription lorraine. Un jumelage qui est en phase de finalisation, après 4 ans de préparation, « grâce aux efforts des municipalités des deux villes et de leurs maires, Antoine Issa pour Amchit et Éric Pensalfini pour Saint-Max ». « Ce jumelage qui repose principalement sur des échanges culturels est pour nous un moyen de réaliser le rêve et de rendre hommage à Gérard Léonard, décédé en 2006. Non seulement il a été maire de Saint-Max pendant 22 ans, mais c'était un grand ami du Liban, auprès duquel il s'est engagé », conclut-elle.
Après le Liban, c'est en Jordanie que se rendra Mme Morano pour parler de la crise migratoire... mais aussi de sa candidature.

 

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commentaires (4)

D'un ordinaire !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 49, le 18 septembre 2015

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Commentaires (4)

  • D'un ordinaire !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 49, le 18 septembre 2015

  • Marlbrough Morano s'en va-t-en guerre. Elle préconise que des troupes d'élite étrangères viennent faire la guerre à Daech sur le sol syrien. Idée géniale. Êtes-vous prête, chère Nadine Morano, à vous combattre en risquant de perdre la vie et ce, à la place de ces milliers de syriens valides qui fuient leur pays natal ?

    Honneur et Patrie

    17 h 58, le 17 septembre 2015

  • PAS DE TROUPES TERRESTRES ! ILS ONT BESOIN ENCORE LES UNS DU RÉGIME ET DE LEURS DAESCHS ET LES AUTRES DES DIVERS AUTRES DAECHS... JUSQU'AUX DESTRUCTIONS TOTALES DES PAYS DE LA RÉGION... DES VENTES D'ARMES POUR DÉTRUIRE... PUIS DES VENTES DE MATÉRIAUX ET DES CONTRACTS POUR LES RECONSTRUCTIONS... LES MÊMES MAFIEUX... INTERNATIONAUX COMME RÉGIONAUX...

    PRET A SOUTENIR L,OLJ QUE JE CONNAISSAIS.

    11 h 32, le 17 septembre 2015

  • Ce n'est pas l'intelligence qui l'étouffe ! Bien sure qu'il faut faire quelque chose en Syrie mais arrêtons de prendre les citoyens pour des ânes. L'état islamique est financé par le pétrole ! ah bon et des centrales pétrolières c'est si compliqué de les détruire ? Les pipelines traversent les régions tenues par Assad et le pétrole passe quand même ? Et qui achète le pétrole ? La France doit envoyer des soldats au sol ? Quelle drôle d'idée ! et au premier mort Français elle sera la première a réclamer le retour du contingent ! comme c'est facile quand on est dans l'opposition

    yves kerlidou

    08 h 42, le 17 septembre 2015

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