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Économie - Libre-Échange

Kiev et Moscou divergent toujours sur l’application de l’accord avec l’UE

L'Ukraine comme la Russie ont reconnu qu'il allait être difficile de trouver un arrangement d'ici à la fin de l'année sur l'accord de libre-échange que Kiev a conclu avec l'Union européenne, après des discussions organisées hier à Bruxelles sous l'égide de la Commission européenne.
Cette zone de libre-échange entre l'Ukraine et l'UE, qui va lever une grande majorité de leurs barrières douanières, est dénoncée par la Russie comme une menace pour son économie et doit entrer en vigueur le 1er janvier 2016. C'est le principal volet de l'accord d'association déjà appliqué entre l'UE et l'Ukraine, que la Russie voit comme un empiètement des Européens dans sa sphère d'influence.
Cet accord a été, à l'automne 2013, le déclencheur des manifestations pro-européennes du Maïdan qui ont mené à la chute du gouvernement de Viktor Ianoukovitch, suivie de l'annexion de la Crimée en mars 2014 et d'un conflit meurtrier dans l'est de l'Ukraine avec des rebelles prorusses.
Interrogé sur les chances d'arriver à un compromis sur la zone de libre-échange d'ici à la fin de l'année, le ministre de l'Économie russe Alexeï Oulioukaïev a jugé qu'elles n'étaient « pas très élevées », à l'issue d'une réunion avec le chef de la diplomatie ukrainienne Pavlo Klimkine et la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström. « Nous n'avons reçu aucune preuve étayant les inquiétudes des Russes », a affirmé M. Klimkine. « Le 1er janvier est la date ultime, la date finale », a-t-il martelé alors que Moscou demande que l'entrée en vigueur de la zone de libre-échange soit repoussée. « C'est une décision conjointe entre la Commission et l'Ukraine », a insisté le ministre ukrainien.
M. Oulioukaïev a pour sa part prévenu que la Russie imposerait des restrictions commerciales à l'Ukraine si la zone de libre-échange démarrait au 1er janvier, menaçant en particulier d'étendre à Kiev l'embargo agroalimentaire qui s'applique déjà à l'UE. Un ensemble de mesures dont le coût est estimé pour l'Ukraine à 1,5 milliard d'euros (1,67 milliard de dollars) par an. Moscou estime pour sa part le préjudice pour son économie à environ 100 milliards de roubles par an, soit 1,3 milliard d'euros (1,45 milliard de dollars).
(Source : AFP)

L'Ukraine comme la Russie ont reconnu qu'il allait être difficile de trouver un arrangement d'ici à la fin de l'année sur l'accord de libre-échange que Kiev a conclu avec l'Union européenne, après des discussions organisées hier à Bruxelles sous l'égide de la Commission européenne.Cette zone de libre-échange entre l'Ukraine et l'UE, qui va lever une grande majorité de leurs barrières douanières, est dénoncée par la Russie comme une menace pour son économie et doit entrer en vigueur le 1er janvier 2016. C'est le principal volet de l'accord d'association déjà appliqué entre l'UE et l'Ukraine, que la Russie voit comme un empiètement des Européens dans sa sphère d'influence.Cet accord a été, à l'automne 2013, le déclencheur des manifestations pro-européennes du Maïdan qui ont mené à la chute du gouvernement de...
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