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Économie - Sommet

Déçu par la croissance, le G20 Finance met la Chine et la Fed sous surveillance

Les grands argentiers du G20 ont exprimé samedi leur déception sur la croissance mondiale, sur fond d'inquiétudes autour d'un ralentissement économique de la Chine, mais se sont promis d'accorder leurs violons sur les changes et la politique monétaire.
Les ministres des Finances et banquiers centraux des vingt principales économies de la planète reconnaissent que « la croissance mondiale ne satisfait pas (leurs) attentes », selon leur communiqué final. « Nous avons promis d'engager des actions décisives pour que la reprise économique reste en bonne voie », écrivent-ils au terme de deux jours de réunion à Ankara.
Les pays du groupe des 20, qui pèsent 85 % de l'économie mondiale, se sont par ailleurs engagés à s'abstenir de « toute dévaluation compétitive » et à résister « à toute forme de protectionnisme ». Cette promesse intervient près d'un mois après une dévaluation brutale du yuan chinois qui avait pris de court les marchés boursiers comme des matières premières.
Les États-Unis, qui ont beaucoup œuvré pour que le terme de « dévaluation compétitive » figure dans le texte final, ont eux aussi été rappelés à leurs responsabilités par le G20, même si toujours à mots couverts. Les pays du G20 s'engagent à « calibrer et communiquer soigneusement (leurs) actions, en particulier dans le contexte de décisions majeures de politique monétaire et autres, pour réduire les risques de contagion ». Le message semble clairement adressé à la Réserve fédérale américaine, qui tient en haleine les marchés mais aussi les pays émergents sur le calendrier de sa première hausse de taux après des années de largesse monétaire. Certains prédisent un geste dès le 17 septembre mais le plus tard serait le mieux pour les pays émergents, qui craignent une fuite de capitaux vers des rendements plus élevés aux États-Unis.
Dans son communiqué, le G20 met aussi en garde contre une « trop grande dépendance à la politique monétaire », qui ne « conduira pas à une croissance équilibrée ». Le texte est le produit d'un arbitrage subtil entre le camp des optimistes, les États-Unis et dans une moindre mesure les Européens, et celui des plus prudents, comme le FMI et les pays émergents. Un bon exemple, outre le Brésil et la Russie en pleine récession, est le pays hôte des réunions du G20, la Turquie. Son taux de change vient de toucher un nouveau plus bas face au dollar sous la barre des 3 livres pour un billet vert.
Par ailleurs, le projet de communiqué final promet de faire plus de place aux pays pauvres dans les grandes manœuvres, pilotées par l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) pour le compte du G20, pour empêcher les multinationales de fuir l'impôt.
(Source : AFP)

Les grands argentiers du G20 ont exprimé samedi leur déception sur la croissance mondiale, sur fond d'inquiétudes autour d'un ralentissement économique de la Chine, mais se sont promis d'accorder leurs violons sur les changes et la politique monétaire.Les ministres des Finances et banquiers centraux des vingt principales économies de la planète reconnaissent que « la croissance mondiale ne satisfait pas (leurs) attentes », selon leur communiqué final. « Nous avons promis d'engager des actions décisives pour que la reprise économique reste en bonne voie », écrivent-ils au terme de deux jours de réunion à Ankara.Les pays du groupe des 20, qui pèsent 85 % de l'économie mondiale, se sont par ailleurs engagés à s'abstenir de « toute dévaluation compétitive » et à résister « à toute forme de...
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