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Économie - France

Les agriculteurs restent en colère malgré de nouvelles aides gouvernementales

Le gouvernement français a annoncé hier de nouvelles aides aux milliers d'agriculteurs venus avec plus de 1 500 tracteurs à Paris pour exprimer leur désarroi face à la chute de leurs revenus, sans tout à fait réussir à les convaincre.
L'exécutif a prévu une rallonge de 85 millions d'euros (94,5 millions de dollars) par rapport au plan d'urgence dévoilé en juillet, sous forme d'effacements et d'allègements de cotisations et charges sociales. Il a aussi promis une « pause » dans les normes, notamment environnementales, imposées aux agriculteurs, ainsi qu'une « année blanche » en 2015 pour le remboursement des dettes bancaires des agriculteurs en difficulté qui en feront la demande. Enfin, les aides versées par l'État, les régions et l'Union européenne seront portées « à 350 millions d'euros (389,5 millions de dollars) par an pendant trois ans ». En intégrant un effet de levier financier, cela doit permettre selon le gouvernement d'atteindre un milliard d'euros (1,11 milliard de dollars) d'investissements par an, donc trois milliards (3,33 milliards de dollars) sur trois ans.
Ces annonces correspondent assez précisément aux grandes revendications détaillées par la FNSEA, premier syndicat agricole, à l'origine de la mobilisation. Son président Xavier Beulin a d'ailleurs estimé que le gouvernement avait « entendu » le message des agriculteurs.
Mais son compte rendu de la réunion avec Manuel Valls a suscité les huées de manifestants, surtout des plus jeunes agriculteurs très remontés et déçus. « Vendu ! », « Démission ! », « On va mettre le feu ! », ont réagi certains d'entre eux. « On n'a rien obtenu, pas de prix, aucune garantie », s'est énervé auprès de l'AFP Christophe Le Tyrant, éleveur de porcs dans les Côtes-d'Armor.
Malgré tout, les agriculteurs, parfois en larmes, ont commencé à lever le camp en fin d'après-midi, sur leurs tracteurs et dans des bus, dans un grand concert de klaxons. En montant dans son tracteur pour repartir vers la Bretagne, Fabrice, éleveur laitier de 43 ans, confiait : « On voulait une augmentation des prix, parce que des aides c'est éphémère. » De nombreux jeunes agriculteurs étaient venus du Grand Ouest, très touché par les crises laitière et porcine, rendues particulièrement aiguës cette année par la fin des quotas laitiers et l'embargo russe sur la viande européenne.
Après plus de 500 actions syndicales cet été, FNSEA et JA demandaient par exemple un moratoire sur les normes, environnementales notamment, dont ils dénoncent l'empilement bureaucratique. Les agriculteurs dénoncent aussi la guerre des prix entre les enseignes de la grande distribution, qui tire toute la chaîne de production vers le bas.

(Source : AFP)

Le gouvernement français a annoncé hier de nouvelles aides aux milliers d'agriculteurs venus avec plus de 1 500 tracteurs à Paris pour exprimer leur désarroi face à la chute de leurs revenus, sans tout à fait réussir à les convaincre.L'exécutif a prévu une rallonge de 85 millions d'euros (94,5 millions de dollars) par rapport au plan d'urgence dévoilé en juillet, sous forme d'effacements et d'allègements de cotisations et charges sociales. Il a aussi promis une « pause » dans les normes, notamment environnementales, imposées aux agriculteurs, ainsi qu'une « année blanche » en 2015 pour le remboursement des dettes bancaires des agriculteurs en difficulté qui en feront la demande. Enfin, les aides versées par l'État, les régions et l'Union européenne seront portées « à 350 millions d'euros (389,5 millions...
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