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Moyen Orient et Monde - Défense

À Pékin, la Chine vante sa puissance retrouvée de « grand pays »

Le président russe Vladimir Poutine faisait figure de vedette de la parade militaire.

Quelque 12 000 soldats et 500 engins ont entamé leur parade, survolée par près de 200 avions et hélicoptères, symboles de la puissance chinoise montante. Greg Baker/AFP

Le président chinois Xi Jinping a salué hier la victoire de 1945 contre le Japon, qui a permis de « rétablir la Chine comme un grand pays dans le monde ». Il a tenu ces propos en donnant le coup d'envoi d'un imposant défilé militaire, démonstration de force du régime.
« La victoire totale de la guerre antijaponaise a refait de la Chine un grand pays dans le monde », aujourd'hui attaché à « défendre la paix », a déclaré le président depuis la place Tiananmen à Pékin, en ouvrant les commémorations du 70e anniversaire de la capitulation japonaise.
Il a annoncé une baisse de 300 000 hommes des effectifs de l'Armée populaire de libération (APL), la plus grande du monde, même si cette réduction concernera surtout des unités obsolètes et des personnels non combattants selon le ministère de la Défense. « La Chine ne recherchera jamais l'hégémonie et ne cherchera pas à s'étendre. Elle n'imposera jamais des souffrances tragiques à d'autres nations », a assuré le président, qui s'exprimait du haut de la « Porte de la Paix céleste », d'où Mao Tsé-toung avait proclamé la naissance de la Chine populaire en 1949.
Quelque 12 000 soldats et 500 engins ont ensuite entamé leur parade, survolée par près de 200 avions et hélicoptères, symboles de la puissance chinoise montante, le tout sous un ciel bleu limpide, fruit de mesures antipollutions exceptionnelles. En particulier, ont été présentés des missiles balistiques DF-21D, dit « tueurs de porte-avions », susceptibles de bousculer le statu quo dans l'océan Pacifique, chasse gardée traditionnelle de la 7e flotte américaine. Face à ces signaux contrastés, Tokyo s'est dit « déçu », déplorant que le discours du président Xi n'évoque pas « un rapprochement » des deux pays.
Sous la direction de Xi Jinping, la Chine s'est éloignée de la politique de « profil bas » préconisée par Deng Xiaoping, et s'affirme en musclant ses forces armées, au prix de frictions et de querelles territoriales avec ses voisins en mers de Chine orientale et méridionale.

Boudé par les Occidentaux
Aucune liesse populaire n'a marqué les cérémonies, réservées à des invités triés sur le volet, tandis que les Pékinois avaient été mis en congé. Largement désertée, la capitale était placée sous un strict dispositif sécuritaire, interdite à la circulation sur un vaste périmètre. « Je suis déçu. Je suis fier, je suis chinois, mais je crois que les gens se seraient sentis plus concernés s'ils avaient pu voir les soldats et les chars », déclarait à l'AFP Zhao Yufeng, un traducteur.
De leur côté, les principaux dirigeants des démocraties occidentales, notamment l'Américain Barack Obama et l'Allemande Angela Merkel, avaient boudé l'invitation, tout comme le Premier ministre japonais Shinzo Abe.
Cette participation occidentale limitée peut s'expliquer par « le caractère très militariste et nationaliste » de l'événement, soulignait John Delury, sinologue à l'Université Yonsei à Séoul.
La perspective de voir des chars rouler sur Tiananmen 26 ans après la répression meurtrière par l'armée de manifestations prodémocratiques sur cette même place a également pu dissuader certains dirigeants.
En revanche, le président russe Vladimir Poutine faisait figure de vedette. Son homologue chinois s'était rendu à Moscou en mai pour un défilé similaire, également boudé par les responsables occidentaux en raison de la crise ukrainienne.
La présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, dont le pays avait été colonisé par le Japon, était présente, ainsi que son homologue sud-africain Jacob Zuma ou encore le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.
Seul représentant gouvernemental des grandes diplomaties occidentales, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a qualifié le défilé de « grande réussite ». « Quand il se passe quelque chose d'important, les amis doivent être présents », a-t-il déclaré.
(Source : AFP)

Le président chinois Xi Jinping a salué hier la victoire de 1945 contre le Japon, qui a permis de « rétablir la Chine comme un grand pays dans le monde ». Il a tenu ces propos en donnant le coup d'envoi d'un imposant défilé militaire, démonstration de force du régime.« La victoire totale de la guerre antijaponaise a refait de la Chine un grand pays dans le monde », aujourd'hui attaché à « défendre la paix », a déclaré le président depuis la place Tiananmen à Pékin, en ouvrant les commémorations du 70e anniversaire de la capitulation japonaise.Il a annoncé une baisse de 300 000 hommes des effectifs de l'Armée populaire de libération (APL), la plus grande du monde, même si cette réduction concernera surtout des unités obsolètes et des personnels non combattants selon le ministère de la Défense. « La...
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