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Culture - Interview

« Rigoler d’un monde fou où tout va trop vite »

Il ne sera pas gardien de but, comme il se destinait à le devenir, mais marquera certainement des buts. Le terrain de jeu de Christophe Junca, alias Titoff, s'est très vite déplacé sur les planches*.

Pourquoi avoir choisi le nom de Titoff à vos débuts ?
Cela vient de mon enfance. Je m'appelle Christophe. Étant le plus jeune de mes frères, on m'a donné ce surnom. Et je le traîne encore. Tout naturellement.

Vous étiez parti pour une autre carrière et puis la comédie vous a interpellé. Quelles ont été vos influences ou plutôt vos maîtres du rire ?
Effectivement, j'étais parti dans une autre direction, mais la comédie ne m'est pas venue d'un seul coup. J'ai toujours aimé faire rire, c'est dans ma nature. Même quand je ne suis pas sur scène, le show continue avec mon entourage. Mes maîtres du rire ? Comment ne pas penser à Coluche, Desproges, Le Luron ou encore aux Inconnus.

Qui a été votre premier public, votre premier cobaye ?
Ma famille, depuis toujours, et aujourd'hui encore. D'ailleurs, j'écris tous mes spectacles avec mon frère Laurent. Cobaye ? Vous pensez ? En tout cas, j'ai le souvenir de beaucoup de rires pendant les repas de famille.

Qui vous fait rire aujourd'hui ?
J'adore les comédies américaines de Judd Apatow. Pour ce qui est des humoristes, Forence Foresti et Claudia Tagbo, je suis vraiment fan ! C'est aussi un immense plaisir d'être à la radio dans les grosses têtes sur RTL, Ruquier est un maître du rire et toute l'équipe est incroyable.

À l'heure actuelle, l'humour est-il une arme ? Un danger ? Ou préférez vous être humoriste plutôt que flingueur ?
Je cherche à divertir, je veux que les personnes qui viennent voir mon spectacle passent un bon moment. Pendant le spectacle, je parle avec le public. Je crée une ambiance intimiste où l'on se parle et l'on se marre. Je raconte ma vie, la vie, je rigole d'un monde un peu fou où tout va trop vite. C'est un sujet inépuisable et qui interpelle tout le monde.

Vous avez un peu tâté du cinéma et de la comédie (Comme un aimant ou Les Jolies Choses). Vous avez de nombreux passages dans des émissions télévisées. Où vous sentez-vous le plus à l'aise ?
J'aime avant toute chose jouer et je me sens à l'aise dans les différents domaines. J'ai eu la chance, tant au cinéma qu'à la télé ou sur scène, de toujours travailler avec les bonnes équipes. S'il fallait vraiment faire un choix, je prendrais la scène, parce que j'aime jouer devant un public, j aime l'échange et les rires. C'est un vrai moteur.

Quinze ans de scène déjà. Qu'y a-t-il de changé dans votre répertoire ou dans votre manière d'appréhender le public ?
Mon répertoire ne change pas d'un seul coup, il y a une réelle continuité dans ce que je fais. Mes sketches s'inspirent du monde et de ma vie, ils évoluent avec moi. Mon spectacle 15 ans de scène représente tout à fait ça. Je reprends mes sketches du début, et les plus actuels. Au milieu de cela, je me raconte. Pour ce qui est du public, rien ne change. Et, à chaque fois, c'est un pur plaisir que de le retrouver.

*Son spectacle, intitulé « Quinze ans de scène », fait escale au Liban Le 4 septembre, au Palais des Congrès (Dbayé).dans le cadre de sa tournée mondiale.
Billets en vente au Virgin Megastore.

Pourquoi avoir choisi le nom de Titoff à vos débuts ?Cela vient de mon enfance. Je m'appelle Christophe. Étant le plus jeune de mes frères, on m'a donné ce surnom. Et je le traîne encore. Tout naturellement.
Vous étiez parti pour une autre carrière et puis la comédie vous a interpellé. Quelles ont été vos influences ou plutôt vos maîtres du rire ?Effectivement, j'étais parti dans...
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