Le président sud-soudanais Salva Kiir (à g.) et son adversaire, Riek Machar, ancien vice-président. Photo archives AFP
La rébellion sud-soudanaise a accusé hier les forces gouvernementales de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur hier aux termes d'un récent accord de paix, en bombardant ses positions le long du Nil-Blanc, ce qu'a nié l'armée, dénonçant en retour une attaque rebelle contre un village.
« La cessation des hostilités a commencé samedi à minuit, mais le gouvernement l'a violée, a ainsi affirmé hier à Addis-Abeba Dickson Gatluak, un porte-parole de la rébellion. Ils n'ont pas l'intention de la respecter. » Ces accusations « sont de pures inventions de la part des rebelles, on ne nous a fait état d'aucun incident (...) », a réagi le porte-parole de l'armée sud-soudanaise, le colonel Philip Aguer. Il a en outre accusé les rebelles d'avoir attaqué hier matin un village à une trentaine de kilomètres au nord-est de la localité de Renk, dans l'État pétrolier du Haut-Nil, principal champ de bataille du conflit avec ceux du Jonglei et d'Unité.
L'Igad, organisation sous-régionale (Djibouti, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan, Soudan du Sud) ayant assuré la médiation des pourparlers sud-soudanais dans la capitale éthiopienne et qui chapeaute le mécanisme de contrôle du cessez-le-feu, n'était pas joignable hier et il était impossible de vérifier ces informations de manière indépendante.
« Nous voulons que l'Igad déploie des éléments dans tous les comtés pour vérifier et constater qui viole le
cessez-le-feu », a poursuivi le colonel Aguer. La rébellion a de son côté indiqué qu'elle allait dès « aujourd'hui informer l'Igad » des attaques dont elle fait état.
(Source : AFP)


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