Rechercher
Rechercher

Économie - Armement

Discussions « avancées » sur la revente des navires Mistral, l’Égypte au premier rang des acheteurs

Georges Gobet/AFP/Archives

Les discussions sur la reprise des deux navires de guerre Mistral, qui devaient initialement être vendus à la Russie, « sont relativement avancées » et pourraient se conclure par une vente à l'Égypte, a-t-on appris de sources au fait du dossier. « Il y a effectivement des discussions qui sont relativement avancées sur la reprise des deux Mistral, a indiqué une des sources. Normalement, c'est l'Égypte. Sur quel financement ? Il est clair qu'une partie du financement sera prise sur les aides des pays du Golfe qui lui sont données. » Cette information a été confirmée par une autre source au fait du dossier. Le groupe français DCNS, qui construit les Mistral, n'a pas souhaité faire de commentaires. Au ministère de la Défense, on se refuse aussi à tout commentaire.
D'autres pays pourraient aussi être sur les rang, parmi lesquels la Malaisie, le Canada ou encore l'Inde.
La France a annoncé début août l'annulation de la vente à la Russie des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) Mistral conclue en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. La non-livraison de ces deux navires, surnommés « couteaux suisses » pour leur polyvalence, avait été décidée en octobre dernier face à la dégradation de la situation dans l'est de l'Ukraine où la Russie est accusée d'armer les forces séparatistes, ce qu'elle dément.
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a indiqué hier que l'exécutif réservait au Parlement la primeur du montant précis, « inférieur à un milliard d'euros », des remboursements dus à Moscou après la décision de Paris de ne pas livrer les Mistral à la Russie. « Ce sera présenté de manière précise devant les parlementaires et ça comprend le remboursement de toutes les avances qui avaient été faites par les Russes », a-t-il déclaré devant la presse lors de son compte rendu du Conseil des ministres. Celui-ci a examiné hier matin un projet de loi entérinant l'accord passé début août entre la France et la Russie après la décision de Paris de renoncer à la livraison des deux navires de guerre. Ce projet de loi était « nécessaire parce qu'il y avait un traité international avec des conséquences budgétaires », a relevé M. Le Foll, réaffirmant que « le coût pour la France est inférieur à un milliard d'euros ». « Il n'y a rien en dehors de ce qui était nécessaire à rembourser », a-t-il insisté. Le chiffre correspond à ce qu'avait annoncé François Hollande, qui avait parlé d'un remboursement inférieur à 1,2 milliard d'euros – le montant du contrat initial. En vertu de l'accord passé entre Paris et Moscou, la France n'aura pas de pénalités à verser mais remboursera les montants avancés par la Russie.
Début août, François Hollande a assuré que la France ne rencontrerait aucune difficulté pour trouver des repreneurs. Une source proche du dossier avait évoqué une dizaine de pays ayant manifesté leur intérêt.
L'acquisition des BPC par l'Égypte s'inscrirait dans un contexte sécuritaire tendu, nourri par l'instabilité en Libye et dans le Sinaï égyptien où ont trouvé refuge des groupes armés. Lors de son discours à la conférence des ambassadeurs mardi, François Hollande a insisté sur l'importance de la stabilité de l'Égypte dans la région. « La France a fait le choix de considérer l'Égypte comme un acteur majeur au Proche-Orient », a souligné le chef de l'État qui était présent lors de l'inauguration du nouveau canal de Suez le 6 août. « Sa stabilité est essentielle. L'Égypte attend beaucoup de la France », a-t-il ajouté, soulignant également la relation de « grande confiance » nouée entre Paris, l'Arabie saoudite et les États du Conseil de coopération du Golfe.
Le Caire a acheté l'an dernier quatre corvettes Gowind, construites par DCNS, et serait en train de négocier l'exercice de son option d'achat de deux nouvelles, selon une source proche du dossier. L'Égypte a par ailleurs conclu en février la vente de 24 Rafale à la France dans un contrat global de 5,2 milliards d'euros, qui comprend aussi une frégate multimissions Fremm, pour près d'un milliard d'euros, ainsi que des missiles.
(Sources : agences)

Les discussions sur la reprise des deux navires de guerre Mistral, qui devaient initialement être vendus à la Russie, « sont relativement avancées » et pourraient se conclure par une vente à l'Égypte, a-t-on appris de sources au fait du dossier. « Il y a effectivement des discussions qui sont relativement avancées sur la reprise des deux Mistral, a indiqué une des sources. Normalement, c'est l'Égypte. Sur quel financement ? Il est clair qu'une partie du financement sera prise sur les aides des pays du Golfe qui lui sont données. » Cette information a été confirmée par une autre source au fait du dossier. Le groupe français DCNS, qui construit les Mistral, n'a pas souhaité faire de commentaires. Au ministère de la Défense, on se refuse aussi à tout commentaire.D'autres pays pourraient aussi être sur les rang,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut