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Moyen Orient et Monde - Seconde Guerre Mondiale

Le Japon commémore sa capitulation sous les critiques de Pékin et Séoul

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe s’incline devant l’empereur, avant son allocution lors des cérémonies de commémoration de la capitulation du Japon en 1945. AFP Photo/Toru Yamanaka

Le Japon a commémoré durant le week-end sa capitulation en 1945 sous les critiques de Pékin et Séoul qui attendaient des excuses pour ses actes passés et ont vu une nouvelle fois des ministres visiter un sanctuaire qui honore des criminels de guerre.
En effet, dans un geste qui suscite régulièrement l'ire de leurs voisins asiatiques, une soixantaine de responsables politiques japonais, dont trois femmes ministres, se sont rendus dans le sanctuaire de Yasukuni à Tokyo. Ce lieu est perçu par la Chine et la Corée du Sud comme le symbole du passé colonialiste de l'archipel.
La réaction de la Chine ne s'est pas fait attendre longtemps et son ministère des Affaires étrangères a exprimé le « vif mécontentement » de Pékin après la visite remarquée dans ce lieu de culte shintoïste qui honore 2,5 millions de morts mais aussi plus d'une dizaine de criminels de guerre condamnés par les Alliés.« Cela démontre une fois de plus la position erronée du Japon sur les questions historiques », a déclaré Pékin.
Ces commémorations se déroulaient après une allocution officielle du Premier ministre Japonais Shinzo Abe par laquelle il a exprimé ses « condoléances éternelles » pour les victimes de la guerre. M. Abe avait qualifié d'« inébranlables » les excuses passées du Japon pour ses actes, en particulier sur le continent asiatique, mais sans prononcer par lui-même de nouvelles excuses directes.
La présidente sud-coréenne Park Geun-hye a réagi suite à cette déclaration, estimant qu'elle « laissait beaucoup à désirer » et a conseillé à Tokyo de mener des « actions sincères » pour gagner la confiance des pays voisins.
De son côté, Pékin a demandé des « excuses sincères ». « Le Japon doit dénoncer explicitement la nature de cette guerre, faite d'agression et de militarisme, et assumer sa responsabilité dans ces guerres », avait commenté une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Faits et gestes surveillés de près en Asie
« Ce discours ne va pas entraîner de détérioration des relations sino-japonaises mais ne va pas non plus contribuer à les améliorer de manière significative », a écrit le Global Times, très proche du Parti communiste chinois.
La Corée du Nord avait pour sa part vu dans la déclaration une « raillerie impardonnable du peuple coréen ».
Le Premier ministre japonais de droite, dont les paroles étaient très attendues en Chine et dans les deux Corées, avait aussi appelé à exempter dorénavant d'excuses les générations d'après-guerre. « Nous ne devons pas laisser nos enfants, petits-enfants et les générations suivantes, qui n'ont rien à voir avec la guerre, être prédestinés à s'excuser », avait déclaré M. Abe, âgé de 60 ans.
Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont salué la déclaration de M. Abe et les Philippines ont dit avoir construit avec l'ennemi d'antan « une solide amitié ». Shinzo Abe lui-même ne s'est pas rendu à Yasukuni mais y a fait parvenir une offrande rituelle. Sa visite fin 2013 avait déclenché la colère de Pékin et Séoul et lui avait valu des remontrances de Washington.
L'empereur Akihito, âgé de 81 ans, fils de Hirohito qui régna pendant la guerre, a, lui, prononcé un discours en présence de M. Abe et de 7 000 personnes dans un autre lieu appelé Budokan. L'empereur, qui ne s'est jamais rendu à Yasukuni, a exprimé de « profonds remords » pour la Seconde Guerre mondiale.
L'expansion militaire du Japon et les exactions de son armée entre 1910 et 1945 continuent à empoisonner ses relations avec ses voisins asiatiques, qui décortiquent à chaque anniversaire les propos et gestes des politiques japonais.
Il y a 70 ans, Hirohito, père de l'actuel empereur Akihito, avait stupéfié ses sujets en s'exprimant pour la première fois à la radio pour annoncer la reddition du Japon, quelques jours après les bombardements atomiques de Hiroshima (6 août) et Nagasaki (9 août).
(Source : AFP)

Le Japon a commémoré durant le week-end sa capitulation en 1945 sous les critiques de Pékin et Séoul qui attendaient des excuses pour ses actes passés et ont vu une nouvelle fois des ministres visiter un sanctuaire qui honore des criminels de guerre.En effet, dans un geste qui suscite régulièrement l'ire de leurs voisins asiatiques, une soixantaine de responsables politiques japonais, dont trois femmes ministres, se sont rendus dans le sanctuaire de Yasukuni à Tokyo. Ce lieu est perçu par la Chine et la Corée du Sud comme le symbole du passé colonialiste de l'archipel.La réaction de la Chine ne s'est pas fait attendre longtemps et son ministère des Affaires étrangères a exprimé le « vif mécontentement » de Pékin après la visite remarquée dans ce lieu de culte shintoïste qui honore 2,5 millions de morts mais aussi...
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