Je me souviens de l'inscription qui figure sur la porte de l'enfer selon Dante : « Vous qui entrez, perdez toute espérance » (Divine comédie, « Enfer » III 9).
Un être humain est capable de supporter avec courage notamment la douleur et l'émotion. Mais quand je croise des femmes syriennes habillées en noir, le visage brûlé par le soleil, le passeport syrien brandi dans une main, l'autre portant un bébé, enveloppé dans un bout de tissus, j'ai honte et je me demande de quel homme vous êtes la trempe. Depuis 2011, vous détruisez votre pays, systématiquement, vous assassinez votre peuple en écoutant les chants des sirènes de votre entourage. Vous achetez des armes à la Russie avec les pétrodollars iraniens pour tuer votre peuple. Qu'importe le peuple syrien pour les dirigeants iraniens qui ne se préoccupent que d'étendre leur empire dans la région.
Vous êtes coupable d'exactions, de violences sur votre peuple, pour le compte de pays lointains comme la Russie et l'Iran. Vous avez créé tant de pleurs et de misère, vous avez aidé tant de mafieux qui ont réussi à créer Daech, que les survivants du peuple syrien n'oublieront jamais vos actes insensés. Un jour viendra, pour des raisons de géopolitiques, que vos protecteurs actuels vous abandonneront. Vous croyez que vous pourrez vous refugier dans la région de votre ethnie ? Votre peuple martyr ira vous chercher et vous jugera pour vos crimes.
Du fond de leur abîme, les Syriens crient leur misère et ils gardent l'espoir de revenir vous voir face à votre propre misère, saluer votre déchéance. Ce jour viendra et il n'y aura aucun repentir de Dieu, du fond de votre abîme. Ce dont je suis sûr, et sans jouer au devin, c'est que le jour de la délivrance de toute cette misère subie par le peuple syrien, tous ces morts inutiles, viendra. Vous serez livré à vos victimes, face à vous-même, et personne ne vous sauvera. Vous avez foi dans le génie du mal.
Nous, peuple arabe, nous croyons à la vie à laquelle, comme dans la fable arabe, un grain de grenade suffit pour reconstruire un monde perdu.
Assad FAKHOURI
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Merci pour ct article....vous avez tout dit a cet homme sans nom....
10 h 40, le 11 août 2015