Rechercher
Rechercher

Économie - Brésil

L’horizon politique et économique de plus en plus sombre

Une inflation et un chômage en hausse, une devise qui s'enfonce, un excédent budgétaire primaire quasi nul, des scandales de corruption, des rumeurs de destitution et désormais, un risque de chuter en catégorie « spéculative » : après une décennie bénie, l'horizon politique et économique n'en finit pas de s'assombrir au Brésil.
La septième économie mondiale a accumulé les mauvaises nouvelles en ce mois de juillet, confirmant que la récession actuelle est plus grave qu'annoncé, faisant craindre que le pire soit à venir et la reprise espérée pour 2016 définitivement hors de portée.
Le marché s'attend à une contraction du Produit intérieur brut (PIB) de 1,76 % cette année.
Aux révélations sur le scandale de corruption autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras – qui éclabousse principalement la coalition de centre gauche de la présidente Dilma Rousseff –,
aux intrigues politiques au sein de l'alliance au pouvoir et aux mauvais indicateurs économiques, s'est ajoutée mardi l'abaissement par l'agence de notation Standard & Poor's (S&P) de la perspective sur la dette brésilienne, menaçant de retirer le pays de la catégorie « investissement ».
Et, conséquence d'une inflation en hausse constante – elle est attendue à 9 % cette année par le marché –, la Banque centrale a remonté ce mercredi son taux directeur à 14,25 % l'an, son plus haut niveau en neuf ans, au risque d'étrangler plus encore l'économie, dénoncent notamment les syndicats.
La volonté de l'exécutif de tailler dans les dépenses publiques a alimenté d'intenses disputes au Parlement, qui vont en s'aggravant à mesure que surgissent de nouvelles révélations sur la portée du scandale de corruption Petrobras.
L'enquête sur ces trucages d'appels d'offres, versements de pots-de-vin, enrichissement illicite et financements de partis politiques a déjà conduit en prison quelques-uns des plus grands entrepreneurs du BTP du pays et tétanise la classe politique.
Plusieurs dizaines de députés et sénateurs sont dans le collimateur de la justice. L'enquête a désigné le Parti des travailleurs (PT, gauche) de la présidente Rousseff comme le principal destinataire des fonds détournés.
Si le Brésil venait à perdre son rang d'« investissement », l'horizon se compliquerait plus encore : « Dans la pratique, plusieurs fonds ne pourraient plus investir au Brésil à cause de leurs règles internes et cela se traduirait par un financement plus cher pour le pays et les entreprises brésiliennes », explique Joao de Castro Neves, directeur d'Eurasia Group pour l'Amérique latine.
Quand le ministre de l'Économie orthodoxe Joaquim Levy a récemment annoncé la sixième baisse de prévision d'excédent budgétaire primaire des deux dernières années à seulement 0,15 % du PIB, il s'est gardé la possibilité de clôturer l'année sur un déficit si les ressources venaient à lui manquer.
Cette annonce laisse craindre que l'atonie de l'économie observée depuis plus de quatre ans puisse se prolonger.
Damian WROCLAVSKY /AFP

Une inflation et un chômage en hausse, une devise qui s'enfonce, un excédent budgétaire primaire quasi nul, des scandales de corruption, des rumeurs de destitution et désormais, un risque de chuter en catégorie « spéculative » : après une décennie bénie, l'horizon politique et économique n'en finit pas de s'assombrir au Brésil.La septième économie mondiale a accumulé les mauvaises nouvelles en ce mois de juillet, confirmant que la récession actuelle est plus grave qu'annoncé, faisant craindre que le pire soit à venir et la reprise espérée pour 2016 définitivement hors de portée.Le marché s'attend à une contraction du Produit intérieur brut (PIB) de 1,76 % cette année.Aux révélations sur le scandale de corruption autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras – qui éclabousse principalement la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut