Rechercher
Rechercher

Économie - Focus

Areva trouve un accord avec EDF mais n’est pas encore sauvé

EDF et Areva ont officialisé hier leur accord pour que l'électricien prenne le contrôle de la branche réacteurs du spécialiste du nucléaire, qui aura malgré tout besoin d'une augmentation de capital « significative » pour combler ses besoins de financement.
Cet accord prévoit qu'EDF prenne « un contrôle majoritaire » d'Areva NP, qui regroupe les activités de construction et de services aux réacteurs, a expliqué EDF. Areva conservera au maximum 25 % de la filiale, tandis qu'EDF envisage de détenir in fine une part « de 51 % à 75 % », avec « potentiellement la participation d'autres partenaires minoritaires ».
L'accord valorise Areva NP à 2,7 milliards d'euros (2,9 milliards de dollars) mais ce prix pourra encore « faire l'objet d'un ajustement », précise EDF.
Ce prix est « juste » et « attractif pour les partenaires industriels intéressés à rejoindre le tour de table », a assuré le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy, évoquant des « contacts très préliminaires » avec des partenaires potentiels. EDF ne valorisait au départ Areva NP qu'à 2 milliards d'euros (2,2 milliards de dollars), tandis qu'Areva en réclamait 4 milliards (4,4 milliards de dollars), selon une source proche du dossier.
L'ancien dirigeant du cimentier suisse Holcim, Bernard Fontana, prendra la tête d'Areva NP, a annoncé par ailleurs Areva.
Le groupe, qui chiffre ses besoins de financement d'ici à 2017 à « environ 7 milliards d'euros » (7,6 milliards de dollars), prévoit d'obtenir par ailleurs 1,6 milliard (1,7 milliard de dollars) via des « financements propres » et cessions d'actifs.
Dans tous les cas, il manquera encore environ 3,4 milliards d'euros (3,6 milliards de dollars) et Areva confirme avoir besoin d'une « augmentation de capital significative ».
Le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a indiqué que le montant de la recapitalisation sera défini en fonction d'un nouveau « plan de marche » qu'Areva devra lui présenter en septembre.
Enfin, selon Philippe Knoche, le directeur général d'Areva, les deux groupes « ont établi les bases » en vue d'un accord sur leurs contrats commerciaux de fourniture de combustible et de retraitement des déchets, un point sensible, EDF étant le premier client du groupe.
Areva est resté dans le rouge au premier semestre, avec une perte nette de 206 millions d'euros (225 millions de dollars), contre 694 millions (758 millions de dollars) un an plus tôt (chiffre retraité). En 2014, les pertes avaient atteint 4,8 milliards d'euros (5,2 milliards de dollars), révélant l'ampleur de la crise au sein du spécialiste du nucléaire.
(Source : AFP)

EDF et Areva ont officialisé hier leur accord pour que l'électricien prenne le contrôle de la branche réacteurs du spécialiste du nucléaire, qui aura malgré tout besoin d'une augmentation de capital « significative » pour combler ses besoins de financement.Cet accord prévoit qu'EDF prenne « un contrôle majoritaire » d'Areva NP, qui regroupe les activités de construction et de services aux réacteurs, a expliqué EDF. Areva conservera au maximum 25 % de la filiale, tandis qu'EDF envisage de détenir in fine une part « de 51 % à 75 % », avec « potentiellement la participation d'autres partenaires minoritaires ».L'accord valorise Areva NP à 2,7 milliards d'euros (2,9 milliards de dollars) mais ce prix pourra encore « faire l'objet d'un ajustement », précise EDF.Ce prix est « juste » et « attractif...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut