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Moyen Orient et Monde - Syrie

Madrid mobilise ses agents pour localiser trois journalistes disparus

Un raid à Alep fait 12 morts au moins, dont une femme enceinte.

Un quartier d’Alep, pulvérisé par les raids du régime. Karam al-Masri/AFP

Une course contre la montre semblait engagée hier pour localiser trois journalistes espagnols portés disparus depuis dix jours à Alep, dans le nord de la Syrie.
« L'activité est maximale » pour les retrouver, a affirmé hier le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Garcia Margallo, précisant n'avoir reçu « aucune revendication » en liaison avec ces disparitions. « Il y a des gens du CNI (Centre national de renseignement) qui sont en Syrie et nous aident », a-t-il dit. Selon une source gouvernementale, ces agents cherchent notamment à déterminer si et par qui les journalistes ont été enlevés. « Nous n'écartons aucune hypothèse », a de son côté déclaré le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. « À ce jour, la seule chose qui soit sûre, c'est leur disparition », a-t-il averti, déclarations confirmées par une source officielle. Mardi soir, la Fédération des associations de journalistes espagnols (Fape) avait annoncé la disparition d'Antonio Pampliega, né en 1982, de José Manuel Lopez, né en 1971, et d'Angel Sastre, 35 ans. Confirmant l'information, leurs familles ont appelé les médias à faire preuve de « patience » et de « respect ».
Toujours dans la province d'Alep, au moins 12 civils, dont quatre enfants et une femme enceinte, ont été tués hier par des raids aériens de l'armée syrienne sur le village de Qasr el-Breij, tenu par le groupe État islamique (EI) dans le nord du pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Mort de Mohsen al-Fadhli
Par ailleurs, le Pentagone a annoncé que Mohsen al-Fadhli, présenté comme le chef du groupe Khorassan, une unité d'el-Qaëda, a été tué le 8 juillet par une frappe aérienne américaine alors qu'il circulait près de Sarmada, dans le nord-ouest de la Syrie. Al-Fadhli « était un responsable important d'el-Qaëda et l'un des rares dirigeants du groupe islamiste à avoir été informé à l'avance des attentats du 11 septembre 2001 », a précisé le commandant Jeff Davis, porte-parole du département américain de la Défense. Intégré au Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda, le groupe Khorassan est formé de figures historiques du mouvement islamiste passées notamment par l'Afghanistan et le Pakistan. Washington promettait une récompense de 7 millions de dollars pour toute information menant à la capture d'al-Fadhli, né en 1981 au Koweït.
(Sources : agences)

Une course contre la montre semblait engagée hier pour localiser trois journalistes espagnols portés disparus depuis dix jours à Alep, dans le nord de la Syrie.« L'activité est maximale » pour les retrouver, a affirmé hier le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Garcia Margallo, précisant n'avoir reçu « aucune revendication » en liaison avec ces disparitions. « Il y a des gens du CNI (Centre national de renseignement) qui sont en Syrie et nous aident », a-t-il dit. Selon une source gouvernementale, ces agents cherchent notamment à déterminer si et par qui les journalistes ont été enlevés. « Nous n'écartons aucune hypothèse », a de son côté déclaré le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. « À ce jour, la seule chose qui soit sûre, c'est leur disparition », a-t-il averti, déclarations...
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