La crise financière de 2008 n'a pas fini de hanter les grandes banques américaines : si Citigroup a réglé son ardoise, Goldman Sachs attend désormais sa note qui s'annonce salée.
Après avoir été épargnée pendant longtemps, Goldman Sachs doit à son tour faire face à ses errements. Son bénéfice net au
deuxième trimestre annoncé hier a été divisé par près de deux à 1,05 milliard de dollars. La faute à une provision de 1,45 milliard de dollars, en prévision de futurs accords avec les régulateurs. Les réserves de Goldman Sachs s'élevaient à 3,8 milliards de dollars à fin mars.
L'établissement est en discussions avec les autorités américaines, dont le département de la Justice (DoJ), sur une amende de 2 à 3 milliards de dollars afin de solder des poursuites, selon des sources proches du dossier. Le contentieux porte sur la vente par la banque de titres, dont la valeur s'était effondrée au moment de la crise financière, lésant de nombreux investisseurs. Goldman Sachs peut toutefois se consoler avec un chiffre d'affaires trimestriel global de 9,07 milliards de dollars.
À l'inverse, le soleil brille de nouveau sur le 399 Park Avenue à Manhattan, siège de Citigroup, troisième banque américaine en termes d'actifs. Son bénéfice net trimestriel a flambé à 4,84 milliards de dollars, tiré notamment par des économies d'échelle et une forte baisse des frais juridiques.
Les dépenses opérationnelles ont baissé de 30 % à 10,9 milliards de dollars au deuxième trimestre. La facture juridique n'est que de 360 millions de dollars.
Au deuxième trimestre 2014, la banque dirigée par Michael Corbat avait vu ses profits fondre à 181 millions de dollars, en raison d'une charge de 3,7 milliards de dollars liée à une colossale amende pour solder des contentieux remontant à ses errements durant la crise financière. Mais depuis le début de l'année, l'établissement semble avoir soldé ses comptes avec les « subprime ».
Pour stimuler la croissance en attendant un relèvement des taux directeurs de la banque centrale (Fed), Citigroup s'impose une cure d'amaigrissement, en taillant dans ses coûts et en cédant des actifs jugés non stratégiques.
(Source : AFP)
Économie - Finance
Goldman Sachs rattrapée par la crise, Citigroup tourne la page
OLJ / le 17 juillet 2015 à 00h00


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